😮😮😮😮Du Delaware à Washington, en passant par New York, les partisans des deux candidats ont passé une soirée électorale extrêmement tendue.

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Un suspense épuisant pour les nerfs.

Dans des États-Unis traversés par des crises sanitaire, économique et sociale d’une ampleur historique, les Américains s’étaient préparés à une longue attente des résultats de l’élection présidentielle, à l’issue d’une campagne particulièrement agressive entre Joe Biden et Donald Trump. Et c’est bien le pire des scénarii qui est en train de se produire, avec une incertitude absolue sur le nom du vainqueur.

Une certitude : la vague démocrate, espérée par certains dans le camp Biden qui se prenaient à rêver de victoires historiques en Caroline du Nord ou encore au Texas, n’aura pas lieu. Le président sortant a conservé la Floride, faisant mentir de nombreux sondages, ainsi que le Texas, bastion conservateur qui avait un temps semblé menacé, et l’Ohio, remporté depuis 1964 par tous les candidats qui ont aussi accédé à la présidence.

Des sourires crispés et une tension palpable : plusieurs centaines de partisans de Joe Biden ont passé la soirée de l’élection présidentielle dans le centre de Washington, sûrs de la victoire du candidat démocrate mais inquiets de voir Donald Trump contester les résultats.

Depuis l’après-midi, des centaines de personnes se sont retrouvées dans le centre de la capitale sur la « Black Lives Matter Plaza », devenue le symbole de l’opposition à Donald Trump aux abords de la Maison-Blanche, transformée en camp retranché.



Sur cette avenue emblématique, rebaptisée par la municipalité démocrate après la mort en mai de l’Afro-Américain George Floyd, tué par un policier blanc, les mini-concerts de batterie ont fait concurrence aux slogans politiques pendant une partie de la soirée. Un grand drapeau « Trump ment tout le temps » a été déployé devant le grillage qui délimite le périmètre de sécurité installé autour de la Maison-Blanche.

Mais au fil de la soirée, plusieurs Etats-clés, notamment la très importante Floride, ont basculé en faveur du milliardaire républicain et les sourires se faisaient plus crispés.

L’ambiance festive a laissé place à une atmosphère de tension, alimentée par les invectives entre rares partisans de Donald Trump et nombreux militants antiracistes.

Comme un symbole de la profonde division du pays.

Autre inquiétude, relayée depuis quelques jours sur les réseaux sociaux : les éventuelles violences qui pourraient éclater après l’annonce des résultats.

En fin de soirée, plusieurs centaines de militants antifascistes, vêtus de noir, masqués et cagoulés, ont entamé une marche dans la ville, aux cris de « Pas de justice, pas de paix » ou scandant des slogans hostiles à la police.

Le cortège a sillonné les rues vides de la capitale, sans incident majeur, malgré des tensions avec la presse et entre manifestants.

La plupart des bâtiments du centre étaient protégés par du contreplaqué pour éviter les éventuelles dégradations et un important dispositif policier est resté en place toute la soirée.



Signe tangible des angoisses du pays, les commerces de plusieurs autres grandes villes, comme Los Angeles ou New York, se sont barricadés en prévision de possibles violences post-électorales.

À New York, devant la célèbre Trump Tower, un impressionnant dispositif de sécurité a ainsi été déployé.

Pour le président sortant, le chemin pour décrocher un second mandat reste étroit : il doit encore remporter l’essentiel des autres Etats-clés qui avaient contribué à sa victoire surprise de 2016.

Le démocrate disposait lui encore de plusieurs scénarios pour décrocher la victoire, d’autant qu’il venait de faire basculer l’Arizona, ex-place forte républicaine qui est ainsi devenue le premier Etat de cette élection à changer de camp par rapport à 2016. Et il peut encore espérer arracher la Géorgie au camp Trump.

Joe Biden doit néanmoins gagner au moins deux des trois Etats disputés du Nord industriel (Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin) remportés sur le fil par le milliardaire il y a quatre ans.

Des centaines de partisans du candidat démocrate s’étaient rendus en voiture sur le parking du QG de campagne de Wilmington, dans le Delaware, pour une soirée électorale en mode « drive in », comme le candidat démocrate les a multipliées pour cause de pandémie.

Ils ont klaxonné frénétiquement lorsque l’ancien vice-président de Barack Obama est arrivé, peu après minuit 40 mercredi, bien décidés à enterrer avec lui les années Trump.

Mais ils ont vite déchanté.

Dans l’attente, toujours, du résultat définitif.



Source : https://www.msn.com

Crédit photo : Capture d’écran

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