À Générac, dans le Gard, un bombardier d’eau s’écrase, le pilote tué

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Ce vendredi 2 août, un avion bombardier d'eau de la sécurité civile s'est écrasé...

Les pompiers ont confirmé qu’un avion de type Tracker de la sécurité civile s’était écrasé ce vendredi 2 août. Le pilote, seul homme à bord, est décédé.

Des centaines d’hectares partis en fumée, et des secours en difficulté. Après plusieurs jours à lutter contre de violents incendies dans la région de Générac, dans le Gard, les pompiers ont dû se remettre à la tâche ce vendredi 2 août, après de nouveaux départs de feu.

Mais dans l’après-midi, après des heures de lutte acharnée contre les flammes, les sapeurs-pompiers ont annoncé qu’un avion bombardier d’eau de la sécurité civile de type Tracker s’était écrasé. Il a rapidement été confirmé que le pilote était décédé.

Il y a plusieurs minutes que nous avons reçu l’information mais nous souhaitions la vérifier avant de la publier. Un canadair s’est écrasé sur l’incendie de Générac.

Vidéo: Julien Lea Coste pour @MeteoLanguedoc

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“Nous avons lancé les recherches nécessaires, les secours sont sur place”, avait dans un premier temps précisé le commandant Jacques Pagès sur place. L’appareil est un bombardier d’eau Tracker, le plus petit modèle des appareils permettant de lutter contre les incendies, d’une capacité de 3.600 litres: “Il y avait un seul pilote, on n’est pas très optimiste, l’appareil se serait disloqué au sol”, a-t-on ajouté de source proche des secours.

De tels accidents sont rarissimes. Parmi les derniers drames similaires en France, celui d’un Canadair qui s’était écrasé en mer, le 1er août 2005, avec son pilote et son copilote, à Calvi en Haute-Corse.

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a rapidement réagi à la nouvelle. “Mes premières pensées vont à la famille et aux camarades de ce soldat du feu, engagés pour nous protéger, avec une infinie bravoure”, a-t-il écrit. “Une immense tristesse nous étreint tous ce soir.”

Un peu plus tard, dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, le locataire de la place Beauvau a fait savoir qu’il se rendrait sur place ce samedi 3 août. “La nation toute entière est reconnaissante envers ce pilote de la sécurité civile pour son abnégation”, se terminait le texte.

Un tracker de la Sécurité civile vient de s’écraser au sol, à Générac.
Mes premières pensées vont à la famille et aux camarades de ce soldat du feu, engagés pour nous protéger, avec une infinie bravoure.
Une immense tristesse nous étreint tous ce soir.

Ce soir un pilote de bombardier d’eau a trouvé la mort à Générac en luttant contre les flammes. Il a donné sa vie pour sauver celle des autres. Tel est le quotidien de tous les sapeurs-pompiers de France. Pensées pour la famille et pour les camarades de ce héros français.

Vive émotion à l’annonce de la perte d’un appareil de la sécurité civile et du décès de son pilote. Tout mon soutien aux pilotes de la @SecCivileFrance, à tous ceux qui luttent contre le feu, et à leurs familles. #Générac

Sur les réseaux sociaux, de nombreux services de sapeurs-pompiers et d’anciens soldats du feu ont eu une pensée pour leur camarade.

Un tracker de la Sécurité civile vient de s’écraser au sol, à Générac.

Mes premières pensées vont à la famille et aux camarades de ce soldat du feu, engagés pour nous protéger, avec une infinie bravoure.
Une immense tristesse nous étreint tous ce soir.

Les PompiersFR des AlpesMaritimes expriment leur immense tristesse et leur solidarité envers la famille et les proches du pilote du tracker de @SecCivileFrance décédé sur le #feu de #Generac.

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L’appareil qui s’est crashé ce vendredi était mobilisé sur les nouveaux feux qui frappent la commune gardoise de Générac, avec quelque 130 hectares brûlés depuis le départ de ces incendies en début d’après-midi. Rien qu’entre 14h30 et 15h, huit à dix départs de feu ont été constatés au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert, a précisé le commandant Jacques Pagès, au poste de commandement des sapeurs-pompiers de Générac.

“C’est criminel, c’est sûr. Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents… On est complètement dépassés, il y a du vent, il fait chaud. Mais il faut garder son sang froid”, a déclaré le maire de la commune, Frédéric Touzellier, sur BFM TV. Le maire a ensuite précisé qu’une vingtaine de maisons ont été évacuées et un mas touché. Le château et le gymnase du village ont été ouverts pour accueillir les sinistrés.

Le premier incendie qui avait frappé Générac, mardi et mercredi, brûlant quelque 500 hectares, serait lui aussi d’origine criminelle, avait déclaré le procureur de Nîmes Eric Maurel jeudi, parlant d’un “acte volontaire”.

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