30 Millions d’amis dénonce l’abattage des chevaux de course

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Un poulain de course acheté pour 2,6 millions d'euros le 16 août 2015 à Dauville. (image d'illustration)

La Fondation appelle les organisateurs de courses à offrir une véritable retraite aux chevaux, plutôt que de les abattre.

Ils attendent la mort . La dernière vidéo de l’association L214, tournée dans un abattoir de chevaux, a interpellé la Fondation 30 Millions d’amis. Dans cet abattoir d’Equevillon, dans le Jura, la moitié sont des chevaux de course.

La Fondation a donc écrit jeudi aux dirigeants de France Galop, de la Société Letrot et du PMU pour les appeler à offrir une retraite bien méritée aux chevaux de course qui ont rapporté des gains considérables à leur propriétaire durant leur carrière.

Une proposition de partenariat

Un certain pourcentage des sommes engendrées par les courses pourrait être affecté à leur retraite bien méritée, écrit Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’amis, dans ce courrier. Elle qui affirme avoir recueilli avec sa Fondation 800 chevaux sauvés de l’abattoir ou saisis, sur décision de justice, à des éleveurs sans scrupule propose dans le prolongement [des actions de la Fondation] en faveur des équidés […] de mettre en place un éventuel partenariat […] loin de la cruauté des abattoirs qui a tant choqué des millions de personnes . Je sais que dans votre secteur d’activité, il y a aussi de très belles histoires de personnes qui se soucient de la retraite des équidés et qui seraient très sensibles à un tel projet, ajoute Reha Hutin.

La Fondation Bardot réitère de son côté son appel aux Français à ne plus consommer de viande de cheval, et demande à tous les organismes qui régissent la filière d’organiser la retraite ou la réforme de ses équidés. On ne doit plus tolérer que la France soit l’un des rares pays où la ‘plus noble conquête’ de l’homme finisse à l’abattoir », rappelle-t-elle sur Twitter.

La violence inhérente aux abattoirs

La vidéo de L214 a été tournée en caméra cachée entre août et novembre et montre des poulains, des chevaux âgés ou blessés à l’intérieur d’une écurie, puis à l’abattage, où leur crâne est perforé. Un couteau met fin à leur vie. Ces images ont suscité, comme souvent à la suite des vidéos de l’association, de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Pour Sébastien Arsac, cofondateur de L214, les employés se sont comportés plutôt de façon conforme à la réglementation. Le contrôle de conscience est fait systématiquement mais comme ce sont des chevaux, ces images provoquent plus d’émotion que la mort d’un cochon . On donne un nom au cheval. Il a une individualité due à sa proximité avec l’homme. On n’utilise pas le cheval que pour sa viande, on l’utilise dans les centres équestres ou encore les courses, estime-t-il.

 

Cette vidéo est la onzième enquête de L214 diffusée sur un abattoir ces trois dernières années. Les images sont choquantes car la violence est inhérente aux abattoirs. Que les abattoirs se conforment à la loi ou non, on ne pourra jamais tuer avec respect un être sensible qui ne veut pas mourir , affirme Sébastien Arsac.

Selon lui, 13 000 chevaux sont tués chaque année en France pour la consommation. Toutefois les chevaux ne sont qu’une petite goutte du sang qui coule dans les abattoirs . En effet, plus de 3 millions d’animaux sont abattus chaque jour en France.

Source : https://www.lexpress.fr

Crédits photos : Capture d’écran

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