«Plus dangereux qu’utiles»… La revue «Prescrire» dévoile sa liste noire des médicaments à éviter…

«Plus dangereux qu’utiles»… La revue «Prescrire» dévoile sa liste noire des médicaments à éviter…

La liste 2019 recense 93 médicaments (dont 82 vendus en France) à ne pas utiliser, à défaut de les voir retirer du marché

Décontractant musculaire, sirop contre la toux, troubles d’estomac… La revue Prescrire a dévoilé, ce jeudi, sa nouvelle liste noire d’une centaine de médicaments « plus dangereux qu’utiles », à éviter en raison des risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils font courir aux patients.

indésirables disproportionnés »

Parmi les six médicaments ajoutés cette année à cette liste noire, le Décontractyl (comprimés ou baume), un médicament utilisé pour soulager les douleurs des contractures musculaires. Les effets indésirables – dus au principe actif, la méphénésine – sont principalement des somnolences, nausées, vomissements, réactions allergiques graves et abus et dépendances (effets psychotropes). La pommade expose à des atteintes cutanées graves.

L’antitussif à base d’oxomémazine, qui regroupe de nombreux produits (Toplexil et génériques dont Humex toux sèche oxomémazine) qui a des propriétés neuroleptiques, expose également à des «effets indésirables disproportionnés».

très nombreux médicaments contrairement à d’autres produits de la même famille des anti-H2 (« antihistaminiques H2 »).

Trois médicaments de liste 2018 ont été retirés de ce bilan actualisé, à savoir un antibiotique retiré du marché mondial (Ketek), et deux autres en raison de nouvelles données qui sont en cours d’analyse par Prescrire : Uptravi pour une maladie rare et grave et l’anticancéreux olaparib/Lynparza.

Des risque de troubles cardiovasculaires graves pour les sprays décongestionnants

La revue indépendante rappelle que des médicaments contre le rhume comme les vasoconstricteurs décongestionnant par voies orale ou nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, la phényléphrine, la pseudoéphédrine qui est contenue dans une dizaine de médicaments et le tuaminoheptane) exposent à un risque de troubles cardiovasculaires graves voire mortels(poussées d’hypertension, AVC, troubles du rythme cardiaque).

Fin 2017, les autorités sanitaires ont interdit la publicité grand public pour ces vasoconstricteurs. « C’est un petit pas qui montre que les autorités reconnaissent que ces produits posent problème, mais sans les retirer du marché », explique Bruno Toussaint, directeur éditorial de Prescrire. Parmi les nouveaux épinglés, on trouve aussi l’Ocaliva prescrit pour une maladie rare, remarque-t-il. La liste publiée dans le numéro de février de la revue est en accès libre sur son site.

 

Source : https://www.20minutes.fr

Crédit photo : capture d’écran

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