Attaquée par les rottweilers de ses parents, une fillette dans un état grave

Attaquée par les rottweilers de ses parents, une fillette dans un état grave.

Le pronostic vital de la fillette, mordue notamment au visage, a été dans un premier temps engagé.

La nouvelle, dans la petite commune d’Esquennoy, 729 habitants, s’est répandue comme une traînée de poudre et a suscité un vif émoi parmi les habitants. « Je suis née ici et je n’ai jamais vu une chose pareille », confie, encore sous le choc, Annie*, qui a assisté, impuissante, à l’important ballet des pompiers, des médecins du Samu et des gendarmes, jeudi soir.

En fin de journée, une fillette âgée d’un peu plus de 3 ans a été sauvagement attaquée, au sein du domicile familial, par deux chiens de race Rottweiler, appartenant aux parents de l’enfant. Le pronostic vital de la petite fille, mordue en tous points du corps, y compris au visage, a d’abord été engagé, avant que son état ne s’améliore ce vendredi. Elle a été héliportée, le soir du drame, vers l’hôpital d’Amiens (Somme). Sa mère a quant à elle été mordue aux jambes. Il semblerait que le père n’ait rejoint la famille qu’après l’accident. Les deux chiens ont été placés en quarantaine.

Des chiens «complètement cinglés»

« C’est dramatique pour la petite, mais ça devait arriver », se désole Jérôme, qui habite la maison voisine des propriétaires des chiens. « Ils n’étaient pas maltraités, mais ils étaient complètement cinglés », poursuit l’homme de 42 ans, qui dit avoir craint, plusieurs fois, pour son fils.

« Mercredi, la fillette et mon fils jouaient à se lancer une balle par-dessus le grillage qui sépare nos deux cours intérieures. Je lui ai dit d’arrêter, parce que les chiens étaient comme des fous », assure Jérôme. Ce dernier insiste : « Beaucoup de gens ici étaient au courant de la situation, y compris la mairie ».

Le maire était préoccupé par la situation

« Cela faisait un bon moment que nous n’avions plus eu d’alertes mais ce n’est pas pour autant que je n’étais pas préoccupé », réagit Jean-Marc Evrard, le maire (SE) d’Esquennoy. Il y a quelques années, l’élu a par exemple exigé du couple qu’il renforce le chenil des chiens, qui avaient tendance à errer. Chose qui avait été faite. « A partir de ce moment, nous n’avions plus de remontées », poursuit Jean-Marc Evrard, qui se dit affecté par le drame qui s’est produit sur sa commune.

 

Source : http://m.leparisien.fr

Crédit photo : capture d’écran