RIP sur ADP: François Ruffin et Édouard Philippe croisent le fer à l’Assemblée…

RIP sur ADP: François Ruffin et Édouard Philippe croisent le fer à l’Assemblée…

À l’Assemblée nationale, François Ruffin et Édouard Philippe ont eu un échange musclé sur fond de référendum, de démocratie, et de score aux européennes…

ADP – “Monsieur le député, vous êtes pour la démocratie? Nous aussi…” La réponse fut sèche puis cinglante quand elle s’est achevée par l’allusion au score des Insoumis aux élections européennes. Édouard Philippe n’a pas loupé le député LFI François Ruffin, qui, en première séance des “Questions au Gouvernement” à l’Assemblée nationale, ce mardi 11 juin, l’a accusé d’avoir une peur aiguë des référendums. En particulier du RIP sur la privatisation d’ADP.

“Un référendum. Un référendum sur les aéroports de Paris, pour ne pas brader ce trésor à Vinci. Un référendum surtout sur l’avenir […] Ils ont peur de vos signatures. D’emblée d’ailleurs, le premier ministre s’est étranglé…” s’est exclamé au micro François Ruffin, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

Des accusations qui n’ont pas plu au premier ministre: “Monsieur le député, aucune élection, aucune votation, ne fait peur aux démocrates”, lui a rétorqué Édouard Philippe avant de finir par une pique, sous une salve d’applaudissements: “Il y a quelques mois celui qui dirige votre formation politique (Jean-Luc Mélenchon, ndlr) a dit qu’il voulait faire des élections européennes un référendum, contre le gouvernement et contre le président de la Répubique.”

Le dispositif de recueil des signatures en soutien au référendum d’initiative partagée (RIP) contre la privatisation d’Aéroports de Paris sera publiquement présenté ce 13 juin. Le dispositif sera ouvert “pendant neuf mois” de façon dématérialisée, mais aussi dans les chefs-lieux de canton.

Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert le 9 mai à leur proposition de RIP contre la privatisation d’Aéroports de Paris, ouvrant la voie à la poursuite d’un long processus pouvant conduire à la consultation de la population.

Les parlementaires entendent s’opposer à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril.

Seuls les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien. Il faut la signature d’au moins 10% du corps électoral, soit environ 4,7 millions de Français.

À l’issue du processus, le Conseil constitutionnel doit intervenir une nouvelle fois pour valider ces soutiens. Et enfin, si la proposition de loi n’a pas été examinée au moins une fois par chacune des deux assemblées parlementaires dans un délai de six mois – dernière restriction-, le président de la République la soumet au référendum. En cas de résultat positif, le président promulgue la loi dans les quinze jours.

 

 

Source : https://m.huffingtonpost.fr

Crédit photo : capture d’écran