Une zone de gratuité éphémère va voir le jour ce week-end, on vous dit ce que c’est…

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Une zone de gratuité éphémère va voir le jour ce week-end, on vous dit ce que c’est…

 

  • Une «zone de gratuité» éphémère sera mise en place samedi. Ces vide-greniers où chacun peut donner et prendre sans payer se développent à Toulouse.
  • Ils répondent à une tendance de fond au même titre que les «boîtes à lire».
  • Dans le même état d’esprit, des étudiants de la Toulouse Business School ont pour projet d’installer un frigo solidaire en centre-ville.

Pour se débarrasser de son vieux transistor qui fonctionne encore ou des CD que les enfants n’écoutent plus depuis belle lurette il y a plusieurs solutions. Certains optent pour des dimanches au vide-greniers, d’autres préfèrent les revendre sur Internet.

Parfois, l’option est aussi de les donner. Mais quand la voisine n’en veut pas et qu’on n’y comprend rien à la dernière appli à la mode, il y a l’option « zone de gratuité ».

Ce n’est pas un lieu où l’on peut se garer sans payer, mais bien un espace d’échange ou chacun peut déposer ce qu’il souhaite, donner ou prendre ce qu’il veut, même s’il n’a rien apporté.

Ce samedi, les Toulousains pourront tester ce concept grâce au collectif citoyen «Quartier rive gauche en transition», de 14h30 à 18h aux Merles Moqueurs, Allées Maurice-Sarraut.

Pas d’échange d’argent

« C’est un peu comme un vide-greniers, mais il n’y a pas d’échange d’argent. C’est davantage du don que du troc. Pour nous, l’objectif est de favoriser le réemploi, mais aussi le lien social et la solidarité. Cela peut servir à des gens qui sont peut-être plus dans le besoin, mais pas forcément », explique Aurélie Rigal, une des membres du collectif qui s’inscrit dans le mouvement des villes en transition.

Vêtements, livres, objets de décoration, ustensiles de cuisine, jouets ou matériels sportifs, tout peut être proposé dans une zone de gratuité, pourvu que ce soit transportable, et en état de marche.

Cette proposition s’inscrit dans un mouvement de plus en plus tendance. A Toulouse, il prend aussi la forme des «boîtes à lire». Depuis quatre ans, plus d’une cinquantaine d’armoires de ce type ont fait leur apparition aux coins des rues de la Ville rose. Chacun peut y déposer sa dernière lecture et la faire partager au plus grand nombre, plutôt que de la voir prendre la poussière dans un coin d’une bibliothèque.

Au sein des médiathèques Grand M et Cabanis, le service des bibliothèques de Toulouse a dans le même esprit mis en place des boîtes à troc où chaque usager peut déposer et prendre des livres, des CD, etc. Elles ont aussi une grainothèque qui permet aux jardiniers urbains de poser ou récupérer gratuitement des graines.

Projet de frigo solidaire

Une démarche d’échange solidaire qui a inspiré des étudiants de la Toulouse Business School (TBS). Depuis plusieurs mois, ces derniers travaillent à l’installation de frigo solidaire en centre-ville.

« L’idée a été lancée à Paris par une restauratrice. Elle en a installé un devant chez elle. Le commerçant qui accepte de l’avoir devant chez lui peut l’alimenter avec des invendus, les riverains et passants peuvent aussi y déposer des denrées alimentaires non périssables. Et tous ceux qui en ont besoin peuvent se servir », explique Salomé Lozano de l’association humanitaire au sein de TBS.

Plusieurs pistes sont à l’étude pour l’implanter devant un commerce du centre-ville. Une fois le lieu défini, l’association lancera une campagne de financement participatif pour passer de l’idée à la réalité.

 

 

source : https://www.20minutes.fr

crédit photo : capture d’écran