Fred Saurel dans la peau d’un sosie de Coluche…

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Fred Saurel dans la peau d’un sosie de Coluche…

Fred Saurel et son « Soliloque de Grimm » ont fêté leur 110e représentation. L’acteur sera à l’affiche du prochain film de Nicolas Vannier, « Donnes-moi des ailes », en octobre. Il revient aussi dans la peau d’un sosie de Coluche dans un spectacle une nouvelle fois signé Bruno Georges, « Moi, Michel C. ».

En 2016, vous étiez sur les planches du Petit carré d’art pour nous jouer votre « Soliloque de Grimm ». Où en est ce spectacle ?
J’ai joué ma 110e à Béziers vendredi 10 mai. L’accueil a été très très chaleureux. Avant ça, on a fait une trentaine de représentations au théâtre Essaïon. J’ai choppé dans la presse, quelques beaux articles. On a aussi fait six dates à Montpellier récemment, l’accueil a vraiment été super chaleureux à chaque fois. C’est un spectacle où les gens ont du mal à se rendre, le terme SDF, ça leur fait peur. Mais une fois la démarche faite, ce public est ravi.

Vous revenez avec un nouveau spectacle monté par la même équipe. De quoi allez-vous nous parler cette fois?
On parle de Coluche. C’est l’histoire d’un sosie de Coluche, qui a 50 ans, mène sa carrière depuis 20 ans et va ranger les gants. Car lorsqu’on est sosie à 50 ans d’un homme qui est mort à 40, plus ça va, moins on lui ressemble.

Le rôle de quelqu’un en marge de la société, un peu comme Fred Loisel, le personnage que vous jouez dans le « Soliloque » ?
Quand on parle de sosie, il y a une dimension pathétique : il est devenu un autre, ne pouvant pas être lui même. Il y a quelque chose comme ça. Alors qu’ici, le nôtre est tout à fait accompli dans son métier de sosie. Le point commun avec le « Soliloque », c’est qu’on arrive avec une idée en tête du personnage, et puis on développe beaucoup de sympathie pour lui. Il est plus solaire et positif que Loisel, comme si à l’issue du spectacle, tout sosie n’était plus pathétique. C’est beaucoup plus lumineux que le « Soliloque », avec une fin un peu surprenante…

Vous en avez fait une première lecture au théâtre des Franciscains, à Béziers, vendredi 17 mai. Racontez-nous.
C’était incroyablement bien. On pensait vraiment qu’avec une semaine de boulot et une lecture un peu théâtralisée, on donnerait une idée de ce que ça pouvait donner, mais pas vraiment comme un spectacle. En fait, il a plutôt été perçu pleinement, les gens n’ont plus vu le côté lecture. Une partie du public était là le vendredi d’avant pour le Soliloque, donc ils ont pu faire une comparaison. Elle s’est faite dans le bon sens, dans le sens que certains ont préféré « Moi Michel C. ». C’était très encourageant car c’était notre défi : avec un nouveau projet monté par la même équipe, on doit revenir plus fort. On se dit qu’on est sur la bonne voie. C’est structurellement un peu le même spectacle, mais c’est très nouveau et surprenant. Et puis ça va être agréable de ne plus porter cette foutue barbe.

On en conclut que l’expérience seul en scène, ça vous botte ?
Totalement. J’y ai gouté avec appréhension, c’est pas évident. Mais, aguerri de plus de plus de 100 représentations seuls, je me sens très à l’aise à l’idée d’y retourner. J’y ai pris goût.

Une idée de quand vous viendrez nous jouer « Moi Michel C. » ?
Au niveau financier il est plus ambitieux, il va falloir qu’on trouve un peu plus lourd en termes de production. C’est un projet 2020. On a fait une captation de la lecture faite à Béziers, qui va nous permettre de présenter le spectacle à des productions. On va monter le spectacle avec la volonté de revenir jouer au Petit carré d’art.

Vous avez aussi une place dans « Donne-moi des ailes », de Nicolas Vannier ?
C’est un vrai beau rendez-vous. J’ai un grand rôle, on va me voir beaucoup. J’ai souvent eu de petits rôles dans de grandes productions, ou des grands rôles dans de petites productions. Là, c’est le grand rôle dans la grande production. Le travail sur l’école buissonnière a été si bon que Nicolas Vannier m’a tout de suite proposé ça. C’est le signe d’un réalisateur content.

De quoi parle le film ?
C’est l’histoire de Christian Moullec, qui vole en ULM avec les oies. Un jour, il a pris conscience que les oies déviaient de leur migration et se paumaient. Cet homme décide de les accompagner en Norvège jusqu’au Sud de la France… Le film va tourner autour de la sauvegarde de ces oiseaux et d’une histoire avec le fils de Christian Moullec… Jean-Paul Rouve a le rôle principal, et moi, je suis le meilleur pote.

Et Mortus alors, saison 3, pas saison 3 ?
La reprise de la série par TF1, ça a été un cadeau, mais un cadeau empoisonné. Ils l’ont mis en ligne seulement sur une chaîne que personne ne regarde. Mais là, l’exclusivité a cessé, donc l’équipe récupère les droits pour diffuser la saison 2 sur Youtube. Selon le buzz que ça peut créer, on envisagera la saison 3. En juillet je serai aussi sur le tournage sur la prochaine saison de Baltazar, une série de TF1 avec Tomer Sisley. Mon personnage devient un récurrent.

 

Source : https://www.aveyrondigitalnews.fr

Crédit photo : capture d’écran

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