Pourquoi parler de nos problèmes nous fait du bien ?

Pourquoi parler de nos problèmes nous fait du bien ?

Donner un nom à nos émotions, écrire et partager nos problèmes est une source de soulagement depuis des siècles. Aujourd’hui, les études en psychologie et en neuroscience ont permis de mieux comprendre pourquoi ce processus est indispensable et si efficace.

En cas de problème dans votre vie, est-ce que vous prenez le téléphone et passez une ou deux heures à parler avec un membre de votre famille ? Ou alors vous foncez chez votre voisin·e ? Ou vous demandez à votre meilleur·e ami·e d’aller boire un café ? Si vous avez ce genre de réflexe, vous êtes loin d’être seul. Aujourd’hui, la recherche en psychologie et en neuroscience peut nous expliquer ce processus.

Parler de nos problèmes et verbaliser nos sentiments négatifs à nos amis a été une source de soulagement pendant des siècles. Dans différentes formes de psychothérapie, le lien de confiance entre le client et le thérapeute stimule l’autodivulgation, c’est-à-dire le partage des problèmes et de la douleur émotionnelle.

Des études ont prouvé que le simple fait de parler de nos problèmes et de partager nos émotions négatives avec quelqu’un en qui nous avons confiance permet de réduire le stress, de renforcer notre système immunitaire et de diminuer la détresse physique et émotionnelle.

Verbaliser et partager

Écrire nos problèmes sur un papier est une autre façon de libérer la douleur et de prendre de la distance, rappelle le site Psychology Today. En 1997, le psychologue James Pennebaker a constaté que le fait d’écrire à propos des expériences émotionnelles améliore la santé mentale et physique.

Garder des secrets douloureux pour soi est stressant, ce qui augmente le risque de maladie, tandis que la divulgation de soi, verbale ou écrite, soulage le stress, et améliore la santé.

La simple pratique de la prise de conscience de nos émotions, et du fait de les nommer, peut également avoir un effet de guérison. En prêtant attention et en nommant ces sentiments, nous pouvons les voir se dissiper et s’estomper au fur et à mesure que nous devenons plus conscients.

Des études citées par Psychology Today ont révélé que l’étiquetage de nos sentiments réduit l’activation de la zone du cerveau qui gère notre « système d’alarme » et qui déclenche la réaction de combat ou de fuite.

Verbaliser les émotions active aussi la zone du langage de notre cerveau, qui permet de devenir moins réactif et plus conscient. La prochaine fois que vous avez un problème, évitez de le garder pour vous. Essayez de donner un nom à vos émotions, écrivez-les, ou partagez-les avec un·e thérapeute ou un·e ami·e proche.

Source et crédits photos : https://www.santemagazine.fr