Christian Jacob élu président des Républicains dès le premier tour …

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Christian Jacob, lors d’un meeting à Belfort le 19 septembre.

Christian Jacob élu président des Républicains dès le premier tour…

Favori des ténors de la droite, le député de Seine-et-Marne a recueilli 62,58 % des suffrages des adhérents du parti, devant Julien Aubert et Guillaume Larrivé.

L’heure est au soulagement pour l’establishment des Républicains : l’actuel président du groupe LR à l’Assemblée, Christian Jacob, a été élu président du parti dès le premier tour, dimanche 13 octobre, sans que ses deux adversaires, les députés Julien Aubert et Guillaume Larrivé ne parviennent à se hisser à un second tour.

La nouvelle est tombée, annoncée par le président de la Haute autorité Henri de Beauregard : 62,58 % pour Christian Jacob. Sous réserve d’éventuelles réclamations d’ici la proclamation officielle mercredi, « M. Christian Jacob sera donc proclamé élu ». Le député du Vaucluse Julien Aubert réunit 21,28 % des suffrages, le député de l’Yonne Guillaume Larrivé 16,14 %.

Pour Christian Jacob, ces 62,58 % sonnent comme un pari gagné.




Pour l’éternel second, fidèle à l’extrême aux chefs successifs du parti en commençant par Jacques Chirac dans les années 1990, la mue en dirigeant de la formation ne va pas de soi.

« Je n’y vais pas le pistolet sur la tempe, les mains dans le dos, j’y vais parce que j’ai envie », se justifiait en juin celui qui brandit en étendard son absence d’ambition présidentielle et ses talents de rassembleur pour assurer la survie de LR jusqu’aux prochaines élections présidentielles.

Sa campagne a été l’occasion d’un léger dépoussiérage : Christian Jacob, jusqu’alors absent du réseau social, a investi Twitter pour l’occasion.

Comme ses concurrents, il s’est consacré, depuis le lancement fin août de la campagne officielle, à un patient tour des fédérations composé d’une quarantaine d’étapes.




A ce jeu-là, le président de groupe a souvent été favorisé par les ténors locaux et ses 122 parrains parlementaires, qui ont mobilisé leurs troupes pour remplir les salles.

Les militants, parfois désorientés par l’absence de figure de « chef » dans cette élection, ont finalement fait le choix d’un fidèle à l’histoire du parti, plutôt qu’aux deux députés quadras qui se proposaient d’incarner la rupture, le retour à une ligne plus droitière pour Julien Aubert, nostalgique du RPR, une droite libérale et nationale pour Guillaume Larrivé.

Le défi des investitures pour les municipales

Pour un parti qui a vu ses troupes fondre au fil des défaites électorales, la participation était une composante clé.

Elle aura été honorable : sur 130 000 adhérents, 47 % ont participé au scrutin. A titre de comparaison, lors la dernière élection interne de décembre 2017, Laurent Wauquiez avait été adoubé avec 74,6 % des suffrages exprimés et une participation d’à peu près 100 000 adhérents sur 260 000 (42,5 %).

Plusieurs défis attendent l’ancien maire de Provins.




D’abord préserver aux prochaines élections municipales le trésor de guerre d’élus locaux acquis lors de la vague bleue de 2014. En ce domaine, il sera appelé à trancher des investitures polémiques qui menacent de diviser sa famille politique, notamment à Marseille (Bruno Gilles et Martine Vassal) et à Nice (entre le maire sortant Christian Estrosi et son rival Eric Ciotti) ou encore Paris où Rachida Dati ne fait pas l’unanimité.

Au niveau interne, le président de groupe a martelé qu’il ne marchanderait aucune place dans son organigramme, tout en assurant vouloir associer davantage les élus locaux.

En outre, quelques figures jeunes semblaient espérer de ce scrutin une promotion au bureau politique, comme par exemple le député Pierre-Henri Dumont, assidu à ses côtés pendant la campagne.



A l’Assemblée, Christian Jacob devra choisir, en premier lieu sur son départ, immédiat ou non, de la présidence du groupe. « Ce n’est pas tenable dans la durée de faire les deux », estime-t-il, mais certains, dans les starting-blocks pour le remplacer, redoutent la longueur de la transition.

Plus largement, il lui reviendra de sortir la droite de l’ornière dans laquelle elle est tombée depuis l’élection d’Emmanuel Macron, piégée entre un parti majoritaire dont l’action convient à nombre de ses anciens électeurs et le Rassemblement national, qui monopolise, à l’extrême droite, le vote d’opposition.

Et de contenir les défections, à l’heure où deux nouveaux départs ont émaillé le week-end : l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, après avoir soutenu la liste de LRM aux européennes, a annoncé au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, qu’il allait « évidemment » quitter le parti en ne renouvelant pas sa cotisation.




Et dans l’Hérault, le sénateur Jean-Pierre Grand s’en va lui aussi, citant « une opposition déraisonnable, un discours de jours en jours plus droitier, des rapprochements assumés avec l’extrême droite dans mon département ».

Pour faire mentir ces critiques et redorer le blason de la droite républicaine, la pente s’annonce raide.

Est-ce un bon plan de devenir le patron des Républicains ?

Source : https://www.msn.com

Crédit photo : capture d’écran

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