Des députés veulent taxer la charcuterie aux sels de nitrites

On retrouve les sels de nitrites dans les saucisses que l’on donne aux enfants, les jambons, certains pâtés.

Les sels de nitrite donnent une belle couleur rose à la charcuterie, mais ils sont aussi connus pour être des agents cancérogènes. Contre ces additifs nitrités, les députés ont voté en commission dans la nuit de mardi 15 à mercredi 16 octobre un amendement visant à taxer la charcuterie en contenant.
Celui-ci entend instaurer une taxe de 0,10 centime d’euros par kilogramme sur les produits de charcuterie contenant des additifs nitrés (nitrite, nitrate et/ou sel nitrité), accusés de favoriser les cancers colorectaux.




Porté par l’élu MoDem Richard Ramos et co-signé par une cinquantaine d’élus de divers groupes, notamment LREM, UDI-Agir, PS ou LFI, il a été adopté malgré les réticences du rapporteur Olivier Véran (LREM), qui a notamment fait valoir que l’impact de la mesure n’avait pas été suffisamment évalué.Sont visés les produits de charcuterie dans leur ensemble (jambon, saucisson, pâté, rillettes…) précise l’amendement.

Couleur rose caractéristique

Additif alimentaire dont on se sert pour conserver la viande, mais aussi donner au jambon cette couleur rose qui le caractérise malgré son caractère synthétique, le nitrite a été désigné par le centre international de recherche sur le cancer comme un agent cancérogène de type 1, associé au développement du cancer du côlon. On utilise cette classification pour désigner les produits dont le caractère cancérogène a été prouvé.



On les retrouve dans les saucisses que l’on donne aux enfants, les jambons, certains pâtés. Intégré au processus de réalisation du jambon à une époque où les conditions de conservation étaient moins développées, “le nitrite est un biocide très puissant, qui élimine toute forme de bactérie”, a expliqué au HuffPost le journaliste Guillaume Coudray, auteur du livre “Cochonneries”, une enquête qui raconte comment et pourquoi la charcuterie est devenue un aliment dangereux pour notre santé.

Si les industriels et les professionnels de la charcuterie tentent de réduire la présence des conservateurs…

Source : https://www.huffingtonpost.fr

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