Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

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Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire
face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire…

Sur le rapport du ministre des solidarités et de la santé,
Vu la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015
prévoyant une procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des
règles relatives aux services de la société de l’information, et notamment la notification n°
N°2020/151F ;

Vu le code de l’action sociale et des familles, notamment ses articles L. 214-1, L. 227-4, L.
312-1 et L. 424-1 ;

Vu le code civil, notamment son article 1er ;
Vu le code de l’éducation, notamment ses livres IV et VII ;
Vu le code de la santé publique, notamment son article L. 3131-15 ;
Vu le code de la construction et de l’habitation, notamment son article R* 123-12 ;
Vu le code de la sécurité sociale, notamment ses articles L. 162-5, L. 162-9, L. 162-12-2, L.
162-14-1 et L. 162-32-1 et L. 221-1 ;
Vu le code du sport, notamment ses articles L. 322-1 et L. 322-2 ;
Vu le code des transports, notamment son article L. 1111-5 ;
Vu la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19,
notamment son article 4 ;
Vu l’information du Conseil national de la consommation,
Vu l’urgence,
Décrète :

• Chapitre 1er : Dispositions générales

Article 1 En savoir plus sur cet article…




Eu égard à la situation sanitaire résultant de l’épidémie de covid-19, le présent décret fixe
les mesures propres à garantir la santé publique mentionnées à l’article L.3131-15 du code
de la santé publique.

Article 2

Afin de ralentir la propagation du virus, les mesures d’hygiène et de distanciation sociale,
dites « barrières », définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute
circonstance.

Les rassemblements, réunions, activités, accueils et déplacements ainsi que
l’usage des moyens de transports qui ne sont pas interdits en vertu du présent décret sont
organisés en veillant au strict respect de ces mesures.

• Chapitre 2 : Dispositions concernant les déplacements et les transports

Article 3

I. – Jusqu’au 31 mars 2020, tout déplacement de personne hors de son domicile est interdit à
l’exception des déplacements pour les motifs suivants en évitant tout regroupement de
personnes :

1° Trajets entre le domicile et le ou les lieux d’exercice de l’activité professionnelle et
déplacements professionnels insusceptibles d’être différés ;

2° Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité
professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités
demeurent autorisées par l’article 8 du présent décret ;

3° Déplacements pour motifs de santé à l’exception des consultations et soins pouvant être
assurés à distance et, sauf pour les patients atteints d’une affection de longue durée, de ceux
qui peuvent être différés ;

4° Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables
et pour la garde d’enfants ;

5° Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal
d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes,
à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres
personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même
domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie ;

6° Déplacements résultant d’une obligation de présentation aux services de police ou de
gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l’autorité de
police administrative ou l’autorité judiciaire ;

7° Déplacements résultant d’une convocation émanant d’une juridiction administrative ou de
l’autorité judiciaire ;




8° Déplacements aux seules fins de participer à des missions d’intérêt général sur demande
de l’autorité administrative et dans les conditions qu’elle précise.

II. – Les personnes souhaitant bénéficier de l’une de ces exceptions doivent se munir, lors de
leurs déplacements hors de leur domicile, d’un document leur permettant de justifier que le
déplacement considéré entre dans le champ de l’une de ces exceptions.

III. – Le représentant de l’Etat dans le département est habilité à adopter des mesures plus
restrictives en matière de trajets et déplacements des personnes lorsque les circonstances
locales l’exigent.

IV. – Le présent article s’applique à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-etMiquelon.

Article 4

Jusqu’au 15 avril 2020, il est interdit aux navires de croisière et aux navires à passagers
transportant plus de 100 passagers de faire escale en Corse, et de faire escale ou de mouiller
dans les eaux intérieures et les eaux territoriales des départements et régions d’outre-mer,
ainsi que de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, et Wallis-etFutuna, sauf dérogation accordée par le représentant de l’Etat territorialement compétent
pour ces mêmes collectivités. Il est interdit aux navires de croisière et aux navires à
passagers non réguliers transportant plus de 100 passagers de faire escale, jusqu’à la même
date, dans les ports français continentaux de Méditerranée, Atlantique, Manche et mer du
Nord, sauf dérogation accordée par le représentant de l’Etat territorialement compétent.

Article 5

I. – Sont interdits, jusqu’au 15 avril 2020, sauf s’ils relèvent de l’une des exceptions
mentionnées au II, les déplacements de personnes par transport commercial aérien :

– au départ du territoire hexagonal et à destination de La Réunion, Mayotte, la Guadeloupe,
la Martinique, la Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ;
– au départ de l’une de ces collectivités et à destination du territoire hexagonal ;
– entre ces collectivités.

II. – Par dérogation au I, restent autorisés les déplacements justifiés par l’un des motifs
suivants :

– motif impérieux d’ordre personnel ou familial ;
– motif de santé relevant de l’urgence ;
– motif professionnel ne pouvant être différé.

III. – Les personnes souhaitant bénéficier de l’une des exceptions mentionnées au II
présentent au transporteur aérien lors de leur embarquement un ou plusieurs documents
permettant de justifier du motif de leur déplacement accompagnés d’une déclaration sur
l’honneur de ce motif.

Article 6 En savoir plus sur cet article…

I. – Tout opérateur de transport public collectif routier, guidé ou ferroviaire de voyageurs,
ci-après désigné par « l’entreprise », est tenu de mettre en œuvre les dispositions du présent

I.L’entreprise procède au nettoyage désinfectant de chaque véhicule ou matériel roulant de
transport public au moins une fois par jour. Sauf impossibilité technique avérée, l’entreprise
prend toutes dispositions adaptées pour séparer le conducteur des voyageurs d’une distance
au moins égale à un mètre et en informer les voyageurs.

Dans les véhicules routiers comportant plusieurs portes, l’entreprise interdit aux voyageurs
d’utiliser la porte avant et leur permet de monter et descendre par toute autre porte.
Toutefois l’utilisation de la porte avant est autorisée lorsque sont prises les dispositions
permettant de séparer le conducteur des voyageurs d’une distance au moins égale à un
mètre.

L’entreprise communique aux voyageurs, notamment par un affichage à bord de chaque
véhicule ou matériel roulant, les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, dites «
barrières », définies au niveau national, comportant notamment l’obligation pour les
voyageurs de se tenir à au moins un mètre des autres voyageurs.

La vente à bord de titres de transport par un agent de l’entreprise est suspendue. L’entreprise
informe les voyageurs des moyens par lesquels ils peuvent se procurer un titre de transport.
En cas d’inobservation des dispositions du présent I, une interdiction de service de transport
sur toutes les lignes concernées peut être prononcée.

Lorsque le service est conventionné
avec une région ou Ile-de-France Mobilités ou avec une autorité organisatrice de la mobilité,
l’interdiction est décidée par le préfet de région dans laquelle le service est organisé.

Dans les autres cas, l’interdiction est prononcée par un arrêté conjoint du ministre chargé de la
santé et des transports.

La décision précise le service concerné, les motifs justifiant
l’interdiction, sa durée et les conditions et mesures nécessaires pour le rétablissement du
service.

II. – Pour la réalisation des opérations de transport de marchandises, les mesures d’hygiène
et de distanciation sociale, dites « barrières », définies au niveau national, doivent être
observées par les conducteurs de véhicules de transport ainsi que par les personnels des
lieux de chargement ou de déchargement.

Lorsque les lieux de chargement ou de
déchargement ne sont pas pourvus d’un point d’eau, ils sont pourvus de gel hydroalcoolique.
Le véhicule est équipé d’une réserve d’eau et de savon ainsi que de serviettes à usage unique,
ou de gel hydro-alcoolique.

Lorsque les mesures mentionnées au premier alinéa du présent II sont respectées, il ne peut
être refusé à un conducteur de véhicules de transport l’accès à un lieu de chargement ou de
déchargement, y compris à un point d’eau lorsque ce lieu en est pourvu, pour des raisons
sanitaires liées à l’épidémie de covid-19.

La remise et la signature des documents de transport sont réalisées sans contact entre les
personnes. La livraison est effectuée au lieu désigné par le donneur d’ordre et figurant sur le
document de transport.

Dans le cas de livraisons à domicile, les chauffeurs, après communication avec le
destinataire ou son représentant, laissent les colis devant la porte en mettant en œuvre des
méthodes alternatives qui confirment la bonne livraison et ne récupèrent pas la signature du
destinataire.

Il ne peut être exigé de signature d’un document sur quelque support que ce soit par le
destinataire ou son représentant.

Sauf réclamation formée par tout moyen y compris par voie électronique, au plus tard à
l’expiration du délai prévu contractuellement ou à défaut de stipulation contractuelle à midi
du premier jour ouvrable suivant la remise de la marchandise, la livraison est réputée
conforme au contrat.

Ces dispositions sont d’ordre public.

III. – Sans préjudice de dispositions particulières relatives au transport de malades assis,
pour le transport de personnes en taxis ou voitures de transport avec chauffeur, aucun
passager ne peut s’assoir à côté du conducteur.

La présence de plusieurs passagers est
admise aux places arrières. Le véhicule est en permanence aéré. Les passagers doivent
emporter tous leurs déchets.

Le conducteur procède au nettoyage désinfectant du véhicule
au moins une fois par jour.




Le conducteur est autorisé à refuser l’accès du véhicule à une personne présentant des
symptômes d’infection au covid-19.

Les dispositions du présent III sont également applicables au transport adapté aux personnes
en situation de handicap ou à mobilité réduite mentionné à l’article L. 1111-5 du code des
transports.

• Chapitre 3 : Dispositions concernant les rassemblements, réunions ou
activités

Article 7

Tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de
100 personnes en milieu clos ou ouvert, est interdit sur le territoire de la République
jusqu’au 15 avril 2020.

Les rassemblements, réunions ou activités indispensables à la continuité de la vie de la
Nation peuvent être maintenus à titre dérogatoire par le représentant de l’Etat dans le
département, par des mesures réglementaires ou individuelles, sauf lorsque les circonstances
locales s’y opposent.

Le représentant de l’Etat dans le département est habilité aux mêmes fins à interdire ou à
restreindre, par des mesures réglementaires ou individuelles, les rassemblements, réunions
ou activités ne relevant pas du premier alinéa lorsque les circonstances locales l’exigent.

• Chapitre 4 : Dispositions concernant les établissements recevant du public,
les établissements d’accueil des enfants, les établissements d’enseignement
scolaire et supérieur ainsi que la tenue des concours et examens

Article 8 En savoir plus sur cet article…

I. – Les établissements relevant des catégories mentionnées par le règlement pris en
application de l’article R. 123-12 du code de la construction et de l’habitation figurant ciaprès ne peuvent plus accueillir du public jusqu’au 15 avril 2020 :

– au titre de la catégorie L : Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou
à usage multiple sauf pour les salles d’audience des juridictions ;

– au titre de la catégorie M : Magasins de vente et Centres commerciaux, sauf pour leurs
activités de livraison et de retraits de commandes ;

– au titre de la catégorie N : Restaurants et débits de boissons, sauf pour leurs activités de
livraison et de vente à emporter, le « room service » des restaurants et bars d’hôtels et la
restauration collective sous contrat ;

– au titre de la catégorie P : Salles de danse et salles de jeux ;
– au titre de la catégorie S : Bibliothèques, centres de documentation ;
– au titre de la catégorie T : Salles d’expositions ;
– au titre de la catégorie X : Etablissements sportifs couverts ;
– au titre de la catégorie Y : Musées ;
– au titre de la catégorie CTS : Chapiteaux, tentes et structures ;
– au titre de la catégorie PA : Etablissements de plein air ;
– au titre de la catégorie R : Etablissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de
vacances, centres de loisirs sans hébergement, sauf ceux relevant des articles 9 et 10.

II. – Les établissements relevant du I peuvent toutefois continuer à recevoir du public pour
les activités figurant en annexe.




III. – La tenue des marchés, couverts ou non et quel qu’en soit l’objet, est interdite.

Toutefois, le représentant de l’Etat dans le département peut, après avis du maire, accorder
une autorisation d’ouverture des marchés alimentaires qui répondent à un besoin
d’approvisionnement de la population si les conditions de leur organisation ainsi que les
contrôles mis en place sont propres à garantir le respect des dispositions de l’article 1er et de
l’article 7.

IV. – Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts.
Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies
funéraires dans la limite de 20 personnes.

V. – Les établissements mentionnés aux articles L. 322-1 et L. 322-2 du code du sport sont
fermés.

VI. – Le représentant de l’Etat dans le département est habilité à interdire ou à restreindre,
par des mesures réglementaires ou individuelles, les activités qui ne sont pas interdites en
vertu du présent article.

VII. – Les dispositions du présent article sont applicables sur le territoire de la République.
Article 9 En savoir plus sur cet article…

I. – Sont suspendus, jusqu’au 29 mars 2020 :

1° L’accueil des usagers des structures mentionnées aux articles L. 214-1, L. 227-4 et,
lorsque des agréments ont été délivrés pour l’accueil de plus de 10 enfants, L. 424-1 du code
de l’action sociale et des familles, à l’exception des structures attachées à des établissements
de santé et de celles mentionnées au 4° de l’article R. 2324-17 du code de la santé publique ;

2° L’accueil des usagers des établissements d’enseignement scolaire relevant du livre IV du
code de l’éducation, à l’exception de ceux de son titre V, ainsi que l’accueil des usagers des
services d’hébergement, d’accueil et d’activités périscolaires qui y sont associés ;

3° L’accueil des usagers des activités de formation des établissements d’enseignement
supérieur mentionnés aux livres IV et VII du même code.

II. – Toutefois, un accueil est assuré par les établissements et services mentionnés aux 1° et
2° du I, dans des conditions de nature à prévenir le risque de propagation du virus, pour les
enfants de moins de seize ans des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire.

Les prestations d’hébergement mentionnées au 2° du I sont en outre maintenues pour les
usagers qui sont dans l’incapacité de rejoindre leur domicile.

La tenue des concours et
examens nationaux de l’enseignement public et privé et des épreuves concourant au
recrutement, à l’avancement et à la promotion des fonctionnaires et magistrats est suspendue
dans les établissements relevant du I ainsi qu’en tout autre lieu. Ils peuvent être tenus à
distance lorsque la nature des épreuves et les conditions de leur organisation le permettent.

III. – Le présent article est applicable au territoire métropolitain de la République.

Article 10

Dans le respect des compétences des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la
Constitution, le représentant de l’Etat y est habilité à interdire ou à restreindre l’accueil dans
les établissements mentionnés à l’article 9 lorsque les circonstances locales l’exigent.

• Chapitre 5 : Dispositions de contrôle des prix

Article 11

I. – Les dispositions du présent article sont applicables jusqu’au 31 mai 2020 à la vente des
gels hydro-alcooliques destinés à l’hygiène corporelle, quelle que soit leur dénomination
commerciale.

II. – Les prix de la vente au détail des produits mentionnés au I ne peuvent excéder :

1° Pour les contenants correspondant à un volume inférieur ou égal à 50 ml, 40 euros par
litre toutes taxes comprises, soit un prix unitaire par flacon de 50 ml maximum de 2 euros
toutes taxes comprises ;

2° Pour les contenants correspondant à un volume supérieur à 50 ml et inférieur ou égal à
100 ml, 30 euros toutes taxes comprises par litre, soit un prix unitaire maximum par flacon
de 100 ml de 3 euros toutes taxes comprises ;

3° Pour les contenants correspondant à un volume supérieur à 100 ml et inférieur ou égal à
300 ml, 16 euros et soixante-dix centimes toutes taxes comprises par litre, soit un prix
unitaire maximum par flacon de 300 ml de 5 euros toutes taxes comprises ;
4° Pour les contenants correspondant à un volume supérieur à 300 ml, 15 euros toutes taxes
comprises, soit un prix unitaire maximum par flacon d’un litre de 15 euros toutes taxes
comprises.




Prix de vente au détail maximum toutes taxes comprises (TTC) des gels hydro-alcooliques
50ml ou moins 40 € TTC par litre, soit un prix unitaire par flacon de 50ml maximum de 2 euros TTC
Plus de 50ml, jusqu’à 100ml inclus 30 € TTC par litre, soit un prix unitaire par flacon de 100ml maximum de 3 euros TTC
Plus de 100ml, jusqu’à 300ml inclus 16,70 € TTC par litre, soit un prix unitaire par flacon de 300ml maximum de 5 euros TTC
Plus de 300ml 15 € TTC par litre, soit un prix unitaire par flacon d’un litre maximum de 15 euros TTC
III. – Les prix de la vente en gros destinée à la revente des produits mentionnés au I ne
peuvent excéder :
1° Pour les contenants correspondant à un volume inférieur ou égal à 50 ml, 30 euros hors
taxes par litre ;
2° Pour les contenants correspondant à un volume supérieur à 50 ml et inférieur ou égal à
100 ml, 20 euros hors taxes par litre ;
3° Pour les contenants correspondant à un volume supérieur à 100 ml et inférieur ou égal à
300 ml, 10 euros hors taxes par litre ;
4° Pour les contenants correspondant à un volume supérieur à 300 ml, 8 euros hors taxes par
litre.

Prix de vente en gros maximum hors taxe (HT) des gels hydro-alcooliques
50ml ou moins 30 € HT par litre
Plus de 50ml, jusqu’à 100ml inclus 20 € HT par litre
Plus de 100ml, jusqu’à 300ml inclus 10 € HT par litre
Plus de 300ml 8 € HT par litre
IV. – Le ministre chargé de l’économie peut modifier par arrêté les prix maximums
mentionnés aux I à III, pour tenir compte de l’évolution de la situation du marché constatée
sur tout ou partie du territoire, dans la limite d’un coefficient correcteur qui ne peut être
inférieur à 0,5 ou supérieur à 1,5.

V. – Le présent article s’applique aux ventes de produits mentionnés au I qui sont réalisées à
compter de son entrée en vigueur.

VI. – Les dispositions du présent article sont applicables à Wallis-et-Futuna.
• Chapitre 6 : Dispositions portant réquisition
Article 12
I. – Afin d’en assurer la disponibilité ainsi qu’un accès prioritaire aux professionnels de santé
et aux patients dans le cadre de la lutte contre le virus covid-19, sont réquisitionnés :
1° Les stocks de masques de protection respiratoire de types FFP2, FFP3, N95, N99, N100,
P95, P99, P100, R95, R99, R100 détenus par toute personne morale de droit public ou de
droit privé ;
2° Les stocks de masques anti-projections respectant la norme EN 14683 détenus par les
entreprises qui en assurent la fabrication ou la distribution.

II. – Les masques de protection respiratoire de types FFP2, FFP3, N95, N99, N100, P95,
P99, P100, R95, R99, R100 et les masques anti-projections respectant la norme EN 14683
produits entre la publication du présent décret et la date à laquelle prend fin l’état d’urgence
sanitaire sont réquisitionnés, aux mêmes fins, jusqu’à cette date.




III. – Les dispositions du I et du II ne sont applicables qu’aux stocks de masques déjà
présents sur le territoire national et aux masques produits sur celui-ci.

Des stocks de
masques importés peuvent toutefois donner lieu à réquisition totale ou partielle, par arrêté
du ministre chargé de la santé, au-delà d’un seuil de cinq millions d’unités par trimestre par
personne morale.

Le silence gardé par ce ministre plus de soixante-douze heures après
réception d’une demande d’importation adressée par cette personne ou l’importateur fait
obstacle à la réquisition. »

IV. – Le présent article est applicable, jusqu’au 31 mai 2020, à l’ensemble du territoire de la
République.

Article 13 En savoir plus sur cet article…
Le décret n° 2020-197 du 5 mars 2020 relatif aux prix de vente des gels hydro-alcooliques,
le décret n° 2020-247 du 13 mars 2020 relatif aux réquisitions nécessaires dans le cadre de
la lutte contre le virus covid-19 et le décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 portant
réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus
covid-19 sont abrogés.

Article 14
Les articles 3, 7, 9 et 10 du présent décret sont applicables en Nouvelle-Calédonie et en
Polynésie Française.

Article 15
La ministre de la transition écologique et solidaire, le ministre des solidarités et de la santé,
le ministre de l’économie et des finances et la ministre des outre-mer sont chargés, chacun
en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de
la République française et entrera en vigueur immédiatement.
• Annexe

Les activités mentionnées au II de l’article 8 sont les suivantes :
Entretien et réparation de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles.

Commerce d’équipements automobiles.

Commerce et réparation de motocycles et cycles.

Fourniture nécessaire aux exploitations agricoles.

Commerce de détail de produits surgelés.

Commerce d’alimentation générale.
Supérettes.

Supermarchés.

Magasins multi-commerces.




Hypermarchés.

Commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé.

Commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé.

Commerce de détail de poissons, crustacés et mollusques en magasin spécialisé.

Commerce de détail de pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé.

Commerce de détail de boissons en magasin spécialisé.

Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé.

Les distributions alimentaires assurées par des associations caritatives.

Commerce de détail de carburants en magasin spécialisé.

Commerce de détail d’équipements de l’information et de la communication en magasin
spécialisé.

Commerce de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin
spécialisé.

Commerce de détail de matériels de télécommunication en magasin spécialisé.

Commerce de détail de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en
magasin spécialisé.

Commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé.

Commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé.

Commerce de détail d’articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé.

Commerces de détail d’optique.

Commerce de détail d’aliments et fournitures pour les animaux de compagnie.

Commerce de détail alimentaire sur éventaires sous réserve, lorsqu’ils sont installés sur un
marché, des dispositions du III de l’article 8.

Commerce de détail de produits à base de tabac, cigarettes électroniques, matériels et
dispositifs de vapotage en magasin spécialisé.

Vente par automates et autres commerces de détail hors magasin, éventaires ou marchés n.
c. a.

Hôtels et hébergement similaire.

Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée lorsqu’il constitue pour les
personnes qui y vivent un domicile régulier.

Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs lorsqu’ils constituent
pour les personnes qui y vivent un domicile régulier.




Location et location-bail de véhicules automobiles.

Location et location-bail d’autres machines, équipements et biens.

Location et location-bail de machines et équipements agricoles.

Location et location-bail de machines et équipements pour la construction.

Activités des agences de placement de main-d’œuvre.

Activités des agences de travail temporaire.

Réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques.

Réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication.

Réparation d’ordinateurs et d’équipements périphériques.

Réparation d’équipements de communication.

Blanchisserie-teinturerie.

Blanchisserie-teinturerie de gros.

Blanchisserie-teinturerie de détail.

Services funéraires.

Activités financières et d’assurance.

Fait le 23 mars 2020.

Edouard Philippe
Par le Premier ministre :
Le ministre des solidarités et de la santé,
Olivier Véran
La ministre de la transition écologique et solidaire,
Elisabeth Borne

Source :   https://www.legifrance.gouv.fr

Crédit photo : Capture d’écran : https://menara.ma

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