Une étude montre la présence de symptômes de stress post-traumatique chez 30 % des internes….

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Les internes représentent actuellement 44 % des médecins hospitaliers



L’épidémie de coronavirus va-t-elle laisser des traces sur la santé psychologique des médecins ? Oui, si l’on en croit l’étude publiée par l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), qui montre qu’un interne sur trois présente des symptômes de stress post-traumatique depuis le début de la crise.

« L’épidémie a été très anxiogène pour les internes », souligne l’Isni dans cette enquête, réalisée entre le 20 mars et le 11 mai auprès de 892 médecins en formation, via un questionnaire basé sur des outils utilisés dans les études de psychiatrie.

« Cauchemars, anxiété et tristesse »
« L’arrivée d’un virus inconnu, la réalisation de nouvelles prise en charge de patients dans des états graves, la surcharge de travail, le manque d’encadrement, de tests de dépistage et de matériel de protection ont accru le stress de ces jeunes professionnels », ajoute l’Isni.



Au total, 47,1 % des personnes interrogées présentaient à la mi-mai des symptômes d’anxiété, soit 15 points de plus qu’en 2017 ; 29,8 % montraient des symptômes de stress post-traumatique, et 18,4 % des symptômes dépressifs.

« Cauchemars, impression de ne pas arriver à faire face, ne pas pouvoir en parler, irritabilité, colère, anxiété, tristesse…

Cette étude montre que ces symptômes sont très présents », souligne l’Insi, inquiète de l’impact de l’épidémie « sur la santé mentale des internes ».

Les internes en médecine, futurs médecins employés à l’hôpital dans le cadre de stages de fin de cursus, se sont retrouvés en première ligne ces dernières semaines face au coronavirus dans de nombreux établissements.

D’après l’Isni, ils représentent actuellement 44 % des médecins hospitaliers.



Source : https://www.20minutes.fr

Crédit photo : Capture d’écran

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