Au lieu de les voir partir à l’abattoir, un éleveur offre une seconde vie à ses 2800 poules pondeuses…

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Un éleveur a refusé de voir ses 2800 poules pondeuses finir comme chaque année à l’abattoir, et a décidé de les vendre à des particuliers pour leur donner une seconde vie.



Le triste sort des poules pondeuses
Baptiste Stalin est un éleveur de poules en plein air depuis cinq ans à Beauval-en-Caux, en Seine-Maritime, et se préoccupe du bien être animal.

« Lorsqu’un chef comme Gilles Tournadre, cuisinier rouennais doublement étoilé, nous dit que cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu des œufs comme ça, forcément ça fait plaisir », assure Benoît, le père de Baptiste.



Baptiste n’en pouvait plus de voir ses animaux finir à l’abattoir.

Ce dernier a été ainsi profondément marqué par le renouvellement de ses 2800 poules pondeuses à la fin de sa première année d’exploitation, selon Le Parisien.

L’adepte d’agriculture Bio a dû faire appel à un abattoir local pour s’en séparer. Une action qui est d’usage dans son métier.

« C’était la première fois que je voyais ça avec des poules entassées dans des cages sur un camion, certaines avec des pattes coincées dans les grilles.



Et même si nous étions dans le respect des règles sanitaires, j’étais dégoûté. Toute l’année, on prend soin d’elles.

Elles nous font vivre. Et là, on les traite de cette manière… Je me suis juré que c’était la dernière fois », raconte-t-il au Parisien.

Qu’elles soient élevées en cage, en bio ou en plein air, à l’âge d’environ 18 mois, les poules pondeuses sont transformées pour produire de la nourriture pour animaux ou des plats préparés.

Or, ces poules sont tout à fait en capacité de continuer à donner des œufs et même vivre jusqu’à dix ans.



Des poules pondeuses adoptées au lieu de finir à l’abattoir
L’éleveur a donc décidé, l’année d’après, de vendre à des particuliers ses poules pondeuses pour 2 ou 3 euros, via les réseaux sociaux.

Une façon de leur offrir une seconde vie. Et grâce au bouche-à-oreille, tous les volatiles sont vendus. Depuis, il refait cette action chaque année.

« Fin mai, en quatre jours, toutes ont été réservées. Certains en prennent jusqu’à 100 et les redistribuent autour d’eux, jusqu’en région parisienne. J’ai même des gens sur liste d’attente.



Tous ont l’impression de faire une bonne action. Aujourd’hui en termes d’image, c’est valorisant de montrer que l’on respecte ses animaux.

Je m’aperçois que j’ai beaucoup de retours positifs car de plus en plus les gens veulent des produits de qualité tout en sachant comment nous travaillons et comment nous traitons nos bêtes », ajoute Baptiste Stalin au Parisien.



Source : https://www.vonjour.fr

Crédit photo : Capture d’écran

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