Pourquoi le prix des fruits et légumes flambe

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 Les tarifs ont bondi en un an : + 17 % pour les légumes et + 4 % pour les fruits en conventionnel, d’après une étude de Familles rurales.

Entre juin 2019 et juin 2020, poivrons, tomates, mais aussi cerises et pêches ont vu leurs tarifs exploser, du fait de la pandémie actuelle mais aussi d’une météo compliquée au printemps.

Les fruits et légumes pèsent lourd dans le budget des familles.

Difficile d’en manger les quantités préconisées alors leurs prix ont augmenté de respectivement 17% et 4% entre juin 2019 et 2020, selon une enquête de Familles rurales.

Le président de l’association nous donne cependant quelques pistes intéressantes pour limiter la dépense.

Manger au moins cinq portions de fruits et légumes par jour, comme le préconisent les autorités sanitaires, n’est pas accessible à toutes les bourses, constate la Fédération nationale Familles rurales qui a publié ce mardi son Observatoire annuel des prix des fruits et légumes.


Une préconisation d’autant moins accessible qu’en agriculture non bio, les prix des fruits ont flambé de 17% en juin 2020 par rapport à juin 2019 et ceux de légumes  de 4% sur la même période, selon cette étude. Un budget qui peut donc être problématique pour de nombreuses familles, nous explique le président de cette association. Interview.

Dominique Marmier, président de la Fédération nationale Familles rurales :Ces préconisations, que nous invitons à respecter, représente, pour une famille de deux adultes et deux enfants, un budget de 144 euros à 259 euros, selon que l’on achète les prix les plus bas ou tout bio. Cette dépense représente de 12% à 21% du Smic [1219 euros mensuels nets : NDLR]. C’est quasiment impossible à respecter pour les familles à faibles revenus.

Une enquête du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) montre d’ailleurs que de moins en moins de Français (25% en 2016 contre 31% en 2010) consomment les quantités recommandées en raison d’un pouvoir d’achat insuffisant.

La crise que nous connaissons cette année va amplifier la situation.

Que privilégier dans sa liste de course pour maîtriser la facture ?

Malgré ce coût élevé, il est possible de limiter la dépense tout en achetant des fruits et légumes.

Cela passe non seulement par le respect de la saisonnalité puisque généralement, au moment du pic de production, les prix sont à la baisse.


Mais aussi par un ciblage des fruits et légumes moins onéreux.

Par exemple, les salades, les carottes, les pommes de terre, les courgettes sont en dessous de deux euros le kilo (ou l’unité pour la salade).

Les pommes, les melons, les poires s’affichent pour leur part à deux à trois euros le kilo (ou l’unité pour le melon).

Se concentrer sur ces produits là permet de réaliser une économie de 40% par rapport au panier moyen.

Certes, il n’y aura donc pas de cerises (9 euros le kilo) ou fraises (7,3 euros le kilo) ni de haricots verts (5,6 euros le kilo) ou de poivrons (4 euros le kilo) tous les jours dans les assiettes.

Autre piste, sans préjuger de la qualité des produits : se fournir dans les hard-discounts, où les fruits et légumes de notre panier reviennent 25% moins cher qu’au marché.

Source : LCI

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