Alors que la situation se dégrade dans le Vaucluse, êtes-vous plus vigilants dans le cercle familial ?…

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Qu’ont répondu les Vauclusiens ?



« Mes parents sont à Toulon et je les vois peu, mais si je les voyais ce week-end, on ne porterait pas de masque et on ne s’empêcherait pas les câlins.

Ils ont la cinquantaine mais en bonne santé. En revanche, si mes grands-parents étaient toujours en vie, je ferais plus attention avec eux.

Je fais de mon mieux pour respecter les gestes barrières, je désinfecte les points contact à la maison.

Ma mère passera peut-être me voir un week-end mais selon les chiffres pour le Vaucluse, je lui dirai de ne pas venir.

Inutile de prendre des risques ! »



Anthony Beignard, 40 ans, danseur, St-Saturnin-lès-Avignon. Photo Le DL /G. DEWULF



« J’ai toujours été d’une vigilance extrême »

« Pas plus, même en famille, car j’ai toujours été d’une vigilance extrême, en tous lieux et toutes circonstances.

Je n’ai jamais relâché les gestes barrières, même pendant le déconfinement.

J’ai toujours pris la situation au sérieux, d’autant que j’ai des soignants proches de moi.

Les contraintes ne sont pas liberticides, car si on se préserve, c’est justement pour retrouver une liberté totale après la crise.

L’urgence sanitaire est la priorité. »



Madeleine Lhotel, 75 ans, commerçante, Carpentras. Photo Le DL /Sheima BOUGHDIR



« On peut aimer sans s’embrasser »

« Je suis plus vigilante avec mes petits-enfants, je ne les embrasse plus.

Eux-mêmes me le disent : “mamie, on ne fait plus de bisous”. Je me protège moi-même et les enfants aussi.

Je pense que les plus jeunes sont plus vigilants que nous.

Les gens n’arrivent pas à comprendre que c’est pour se protéger nous-même.

Dès qu’on sort on porte le masque, on se désinfecte les mains.

Au marché, je ne reprends plus la marchandise.

On peut aimer et garder ce lien sans s’embrasser. »



Darius Turc, 18 ans, étudiant en prépa Sciences po, Orange. Photo Le DL /Pascal TURC



« Je préfère rester à distance »

« Une fille de ma classe a été déclarée positive au Covid 19 cette semaine.

Je fais très attention depuis le début de la pandémie et je respecte les règles sanitaires.

J’ai eu 18 ans ce dimanche et je devais célébrer cet anniversaire en famille.

Par mesure de précaution, tout a été annulé et reporté.

Je préfère rester à distance de mes grands-parents et ne prendre aucun risque.

Pendant quelques jours, je vais m’isoler et éviter tout rassemblement aussi bien en famille qu’entre amis. »



Coralie Fabre, 36 ans, cadre petite enfance, Valréas. Photo Le DL /Christine NOBLOT



« Les bisous, on ne s’en prive pas »

« Non. Depuis le confinement, on a toujours pris de grandes précautions vis-à-vis des gens qui ont une pathologie sensible.

Par exemple nos trois enfants n’embrassent plus leur grand-père dont le frère est fragile sur le plan immunitaire.

Par contre nous, les bisous on ne s’en prive pas.

Quant aux personnes qui viennent chez moi, je m’adapte à leur souhait de distanciation ou pas.

Je sais que nous sommes en zone rouge et cela nous amène à être vigilants mais je sens que les gens en ont assez de ces contraintes et restrictions depuis trop longtemps. »



Source : https://www.ledauphine.com

Crédit photo : Capture d’écran

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