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Hausse du prix de l’essence: qui est à l’origine du mouvement du 17 novembre ?

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Un blocus des routes pour protester contre la hausse des prix de l’essence est prévu le 17 novembre. Près de 200 000 personnes se sont déclarées «intéressées» pour y participer.

Un appel à bloquer les routes pour protester contre la hausse du prix du carburant prend de plus en plus d’ampleur ces derniers jours.

Une pétition créée dimanche dernier a été signée par près de 300 000 personnes en cinq jours.

Au Parisien, son auteure Priscillia Ludosky assure avoir été «contactée par une association d’automobilistes pour une éventuelle opération escargot sur le périphérique parisien le 17 novembre». CheckNews n’a pour l’heure pas réussi à la joindre.

Surtout, des dizaines d’appels à bloquer les routes le 17 novembre se multiplient sur les réseaux sociaux.

L’un d’entre eux, un appel à bloquer les routes à Paris, recense 38 000 participants et près de 200 000 personnes se disant «intéressées» (ce qui ne signifie pas qu’elles vont prendre une part active à l’événement).

Et des dizaines d’autres, allant de quelques personnes à des milliers, fleurissent sur des pages régionales.

A Bordeaux, près de 5000 personnes ont indiqué y participer et 20 000 se sont dites intéressées.

A Lyon, c’est la moitié.

Une vidéo publiée le 24 octobre et appelant les automobilistes à déposer un gilet jaune devant leur pare-brise a par ailleurs cumulé quatre millions de vues et 192 000 partages.

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Le mouvement récupéré par une page d’extrême droite

Sur twitter, nous avons par ailleurs été interrogés sur l’auteur d’une vidéo comptabilisant jusqu’ici 3,5 millions de vues et plus de 175 000 partages, qui a rendu particulièrement visible cette mobilisation.

L’auteur de la vidéo, Franck Buhler, se présente comme étant l’un «de ceux qui portent la parole de la Patriosphère».

Dans la première vidéo qu’il publie sur le sujet, le soir du 23 octobre, il s’explique:

Aujourd’hui quelqu’un, j’ignore qui, a lancé une mobilisation générale du peuple français afin que le 17 novembre prochain […], nous soyons tous à bloquer tous les axes de circulation principaux du pays pour protester contre les hausses du prix de l’essence.

Pour y mettre fin, et pour exiger du gouvernement une baisse des tarifs de l’essence.

Il a beau expliquer à plusieurs reprises qu’il est n’est pas à l’origine du mouvement, la personnalité de Franck Buhler a contribué à rendre polémique l’organisation de l’événement.

Et pour cause, l’homme est membre du parti de Nicolas Dupont Aignan Debout la France, mais apparaît aussi en photo avec le théoricien du grand remplacement Renaud Camus, et a commis plusieurs tweets xénophobes selon des captures d’écran transmises à Libération.

Ce qui permet à certains de dénoncer, sur Twitter, un mouvement «gangrené par l’extrême droite», et sur lequel vous nous interrogez.

Pourtant, Franck Buhler arrive dix jours après le début du mouvement.

Dès le 12 octobre, un appel à bloquer les routes le 17 novembre est partagé sur des pages personnelles.

L’auteure de la pétition fait partie des internautes relayant l’événement, rejoint depuis par 200 000 personnes.

CheckNews a retrouvé les deux principaux organisateurs de l’événement.

Deux chauffeurs routiers trentenaires originaires de Seine et Marne.

«On parlait un soir au téléphone, et on se disait qu’on en avait marre de payer des taxes et des taxes et de voir le prix du carburant qui augmente», raconte Bruno Lefevre.

«On n’habite pas en ville, et on ne peut pas se permettre de prendre des transports en commun qui sont presque inexistants.

La première boulangerie à côté de chez moi est à 5 km, je suis obligé de prendre la route».

Ils créent l’événement le lendemain de leur conversation, le 10 octobre.

Le lancement de la pétition intervient le jour même de la création de leur événement. S’ils sont aujourd’hui en lien avec la pétitionnaire, ils assurent qu’ils ne la connaissaient pas avant.

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«Aucun lien» avec un parti ou syndicat

Au fur et à mesure, la protestation, pour l’instant virtuelle, prend une ampleur à laquelle les deux routiers ne s’attendaient pas , à partir du 15 octobre, de nombreux collectifs et événements se créent.

Certains le font en relation avec l’événement créé à Paris, d’autres s’en affranchissent complètement.

Plusieurs organisateurs d’événements en France ont indiqué à CheckNews que les organisateurs étaient parfois en lien d’une région à l’autre.

Le 15 octobre, un groupe «Stop au carburant au prix de l’or» se crée.

Il rassemble depuis près de 66 000 membres, et a changé son nom pour «La France en colère».

Ces mouvements sont-ils politiques?

A Lyon, c’est une page signé NPA Rive de Gier qui lance dimanche un appel au blocage.

A ce moment-là, l’événement parisien rassemble déjà 70 000 personnes intéressées. 

«Ça a vraiment commencé à décoller dimanche», précise Bruno Lefevre. En Auvergne, c’est un groupe populiste intitulé «Le pouvoir du peuple» qui est derrière l’événement.

Un de ses administrateurs nous indique être apolitique, considérant les hommes politiques comme «tous pourris».

Bruno Lefevre et Eric Drouet, eux, sont formels.

Ils ne «cautionnent pas du tout» les propos tenus par Franck Buhler sur ses pages. Ils ne sont affiliés à aucun parti politique ni aucun syndicat.

«Des gens font des vidéos, appellent à nous suivre, mais on n’a aucun lien avec eux», insistent les routiers.

Suppression du paragraphe qui interprétait, à tort, le tract de Solidaires comme un appel au rassemblement du 17 novembre.

Leurs auteurs dénonçaient au contraire l’orientation politique des organisateurs.

 

Source : liberation.fr

Crédit photo : capture d’écran

 

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