La polémique enfle en Belgique.

La polémique enfle en Belgique. Le marché de Noël de Bruges ne s’appelle désormais plus « marché de Noël » mais « marché d’hiver ». Le terme « Noël » n’est pas assez neutre selon la fédération des commerçants de Bruges.

«Vous ne pouvez plus parler de « marché de Noël » à Bruges», titrait La Libre Belgique le 30 octobre. Bruges a décidé  d’abandonner le terme «Noël» pour ses festivités de décembre pour la 2e année consécutive. «Avec cette dénomination, nous voulons adopter une position neutre», s’est expliqué Piet Vanderyse, membre de la fédération des commerçants de Bruges.

Ce ne sera donc plus le marché de Noël (« kerstmarkt » en Néerlandais) qui s’installera sur la grande place de la Venise du Nord mais le marché d’hiver (« wintermarkt » en Néerlandais).

« C’est incroyable de voir comment certains veulent voir disparaître nos traditions les plus anciennes au nom du soi-disant concept de ‘tolérance’ », s’est exprimé le sénateur Pol Van Den Driessch, du parti de droite Nouvelle Alliance Flamande (N-VA).

« Ce nom est carrément ridicule », poursuit-il dans le quotidien néerlandophone Het Nieusblad. « Que vous soyez religieux ou non, le marché de Noël fait partie de notre culture. Il n’y a aucune raison de jeter les traditions par-dessus bord, et certainement pas sous prétexte de la neutralité.»

D’après les organisateurs, ce changement de nom aurait aussi pour but d’accorder plus de place à d’autres activités hivernales, notamment sportives. Il permettrait en outre de justifier l’ouverture du marché avant la Saint-Nicolas, le 6 décembre. « Cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus d’esprit de Noël, tient cependant à rassurer Piet Vanderyse, il y aura des chants de Noël, une crèche et un arbre de Noël. » Bruges n’est pas la seule à avoir abandonner l’expression «marché de Noël» : Bruxelles (sous le nom de « Plaisirs d’hiver »), d’Anvers, de Gand ou d’Hasselt ont également fait ce choix.

Selon le philosophe de la culture Lieven De Cauter, de l’université catholique de Louvain près de Bruxelles: «Autrefois, c’était la messe du soir, maintenant c’est le marché qui fait partie des coutumes de Noël », affirme-t-il. « Qu’importe le nom, ceux qui le veulent continueront toujours à l’appeler un marché de Noël. »

 

 

Source : www.epochtimes.fr
Crédit photo : capture d’écran

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