Acte 10 des Gilets jaunes. À quoi faut-il s’attendre samedi à Paris et en régions ?

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Acte 10 des Gilets jaunes. À quoi faut-il s’attendre samedi à Paris et en régions ?

Le neuvième week-end de mobilisation des Gilets jaunes avait mobilisé 84 000 personnes partout en France selon le ministère de l’Intérieur.

Combien seront-ils lors de l’acte 10 ? Ce nouveau samedi de manifestation est aussi le premier depuis le lancement du Grand débat national.

Des rassemblements de Gilets jaunes sont prévus samedi 19 janvier à travers la France pour le dixième samedi consécutif, alors que le gouvernement a lancé, mardi 15 janvier, son Grand débat national pour enrayer cette contestation sociale inédite.

Samedi 12 janvier, plus de 80 000 personnes avaient manifesté dans le pays, dont 5 000 à Bourges où un appel à se rassembler avait été lancé.

Cette mobilisation, en hausse par rapport aux 50 000 de la semaine précédente, demeure bien inférieure aux centaines de milliers rassemblées en novembre ou décembre, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, régulièrement critiqué par les Gilets jaunes.

À Paris, Rennes, Marseille, Toulouse…

À Paris, des Gilets jaunes se sont donné rendez-vous sur la place des Invalides à la mi-journée avec une ambition : « Le million à Paris ! ».

Ils invitent les participants à amener « une fleur ou une bougie en hommage » aux personnes tuées ou blessées « pour (leur) cause » depuis le début du mouvement le 17 novembre.

À Rennes, entre 1 000 et 3 000 manifestants sont attendus.

La préfecture d’Ille-et-Vilaine confirme la présence de plusieurs centaines de Gilets jaunes venant des Côtes-d’Armor.

Les commerçants ont été prévenus par courriel par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie d’Ille-et-Vilaine : « Nous venons d’être informés par les services de l’État de forts risques de débordements qui découleront de la manifestation organisée à Rennes. »

Face à des risques de débordement, la maire, Nathalie Appéré, appelle au calme.

À Angers, un rassemblement d’ampleur régionale se prépare sur les réseaux sociaux.

Le préfet du Maine-et-Loire, Bernard Gonzalez, a pris un arrêté d’interdiction de la manifestation régionale dans le centre-ville en l’absence de déclaration préalable.

Il craint des « dégradations commises par des éléments perturbateurs ».

À Toulouse, où Les Gilets jaunes ont appelé à un grand rassemblement régional, l’acte 9 avait réuni au moins 6 000 personnes, soit la plus forte mobilisation officiellement recensée dans la ville depuis le début du mouvement mi-novembre.

« C’est véritablement un réflexe antidémocratique que de persister dans l’organisation de manifestations qui, en réalité, sont devenues le prétexte à des dégradations et à un mouvement extrêmement inquiétant dont le but est de renverser la République et de bousculer le système économique et social »estime ce vendredi 18 janvier Jean-Luc Moudenc, le maire LR de la ville.

À Marseille, où 3 000 personnes s’étaient réunies la semaine dernière, ils se donnent rendez-vous en début d’après-midi sur le Vieux-Port.

« On veut que ça continue, qu’on arrive à faire sortir du monde qui ne sort pas d’habitude pour manifester, explique Luc Benedetti, un Gilet jaune marseillais.

La seule chose à faire maintenant, c’est d’envoyer une lettre de licenciement à Castaner et à Macron, puisque c’est nous leurs employeurs.

De toute façon, Macron, il ne tiendra pas jusqu’au printemps. »

Des rassemblements sont également annoncés à Bordeaux, Lyon, Nantes, Saint-Etienne, Roanne, Valence, Clermont-Ferrand, Montélimar, Dijon, Nevers, Montceau-les-Mines, Toulon, Avignon et Béziers.

Des figures médiatiques dispersées

Éric Drouet, Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle étaient apparus complémentaires et soudés dans les médias.

Lundi 31 décembre, ils étaient même les trois premiers signataires d’un communiqué commun publié sur la page Facebook de la « France en colère ».

Depuis lundi 14 janvier et notamment la rupture sur Facebook entre Éric Drouet et Priscillia Ludosky, rien ne va plus entre les trois figures médiatiques du mouvement, révèle France Info, qui ne s’afficheront pas ensemble lors de l’acte 10.

Éric Drouet sera à Paris, Maxime Nicolle à Toulouse selon La Dépêche du Midi, quant à Priscillia Ludosky, elle ne s’est pas prononcée.

« Beaucoup de forces de l’ordre », avec des LBD

Le gouvernement a annoncé qu’il mettrait de nouveau « beaucoup de forces de l’ordre dans la rue » ce week-end, alors que la polémique enfle sur l’accumulation de blessures graves de manifestants causées notamment par les lanceurs de balles de défense (LBD) dont l’usage est justifié par Christophe Castaner.

Selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, il y a « de moins en moins de mobilisation ».

« La pièce s’éternise, il n’y a plus grand monde sur la scène et dans la salle », a-t-il estimé vendredi sur Europe 1.

D’après Christophe Castaner, « il est temps de changer de pièce » et de passer au « débat national » lancé mardi 15 janvier par Emmanuel Macron pour mettre fin à la contestation.

Pouvoir d’achat, fiscalité, démocratie et environnement : les quatre thèmes proposés pour ce Grand débat national, inédit lui aussi, correspondent à ceux évoqués le plus souvent par les milliers de Français, entrés en rébellion contre une politique gouvernementale jugée injuste.

 

Source : https://www.ouest-france.fr

Crédit photo : capture d’écran

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