« acte 8 » pour commencer l’année.

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Pour le huitième samedi consécutif, les « gilets jaunes » sont dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement.

« Montrez que le mouvement n’est pas fini », voilà le mot d’ordre qui circule sur les réseaux sociaux.

Car si la mobilisation a très nettement faibli lors du dernier rassemblement, le 29 décembre, « les gilets jaunes » entendent continuer à mettre la pression sur le gouvernement.

D’autant que l’interpellation mercredi de l’un de leurs porte-voix, Eric Drouet, a tendu certains militants, prêts à hausser le ton.

Samedi, à Paris, comme dans beaucoup d’autres villes de France (Toulouse, Toulon, Bordeaux, La Rochelle, Clermont-Ferrand, Lille ou encore Strasbourg), ils seront donc encore quelques milliers à défiler en faveur du pouvoir d’achat.

Les principales informations à retenir

  • Plusieurs actions et manifestations sont prévues samedi, à Paris et en régions
  • Les « gilets jaunes », de moins en moins nombreux, veulent donner un second souffle à leur mouvement
  • Le dispositif de sécurité est très inférieur aux précédents week-ends

Quelles actions prévues ?

À Paris, une marche blanche devrait avoir lieu près du Panthéon.

Un rendez-vous a également été fixé sur les Champs-Elysées.

Dans l’après-midi, une manifestation, déclarée cette fois, entre l’Hôtel de ville et l’Assemblée nationale doit se tenir, avec un départ prévu vers 14 heures.

Les manifestants prévoient de passer par l’Ile de la cité, Saint-Michel-Notre Dame et le musée d’Orsay.

La lettre ouverte à l’attention d’Emmanuel Macron publiée sur le groupe Facebook « La France en colère », tenu par deux des leaders du mouvement, Eric Drouet et Priscillia Ludosky, y sera lue publiquement.

À Marseille, une cinquantaine de « gilets jaunes » devraient se retrouver samedi matin dans les locaux du journal La Provence, à l’invitation de son propriétaire Bernard Tapie, qui ne cache pas son soutien au mouvement.

Il a proposé de mettre le hangar à papier du journal à disposition des manifestants, afin qu’ils puissent lancer le « mouvement gilet jaune », une association à vocation politique qui compte déjà 14.000 préinscriptions.

L’initiative de l’homme d’affaires ne plait en revanche pas du tout aux journalistes de La Provence, qui dénoncent une confusion des genres.

« Les accueillir donne l’impression que l’on roule pour eux.

On reçoit un mouvement qui porte des revendications politiques et sociales.

C’est un peu jouer les apprentis sorciers. Demain, n’importe quel mouvement peut revendiquer de se réunir au sein du journal », s’indigne Eric Breton, délégué du Syndicat national des journalistes (SNJ) au micro d’Europe 1.

Dans l’Ouest, plusieurs manifestations ont également été annoncées.

Une opération escargot est prévue à Quimper, une marche pacifique doit être organisée à Saint-Lô, et un rassemblement doit se tenir sur l’île de Nantes.

À Nice, une marche citoyenne doit rassembler les « gilets jaunes » samedi matin.

Nancy, des « gilets jaunes » ont bloqué l’accès au siège social du journal L’Est Républicain, dans l’agglomération de Nancy, au moyen de plusieurs barricades.

Les forces de l’ordre ont dû intervenir.

Selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle, quatre personnes ont été interpellées durant l’opération.

Un peu avant 7 h 30, des manifestants avaient envahi les voies SNCF, à Sedan, dans l’intention de bloquer le TGV à destination de Paris via Champagne-Ardenne TGV pendant quelques minutes.

Nombre de leaders locaux des « gilets jaunes » prévoient d’annoncer les points de rendez-vous au cours de la matinée seulement, vers 9 heures, afin de « surprendre » les forces de l’ordre.

Par ailleurs, certains « gilets jaunes » semblent envisager une nouvelle stratégie, basée sur la discrétion.

« La France en colère » a ainsi suggéré à ses sympathisants de retirer leurs gilets jaunes pour « se présenter dans les rues (…) comme les simples citoyens qu’ils sont ».

Les chiffres de la mobilisation en chute libre

Combien sont-ils ? Et où sont-ils ? Dans quel état d’esprit se déroulent les opérations ? Le ministre de l’Intérieur a demandé aux préfets de faire remonter quotidiennement ces informations sensibles.

Or, malgré les déclarations publiques de certains porte-voix sur une grogne intacte, les derniers pointages réalisés par les autorités font état d’une mobilisation en chute libre.

Plus que 2.000 personnes quotidiennement mobilisées.

Ils étaient 230.000 lors du premier samedi de mobilisation.

Aujourd’hui, seules 2.000 personnes restent mobilisées au quotidien sur les routes, les ronds-points et autres lieux de blocage, selon des informations d’Europe 1.

Leurs actions sont devenues sporadiques, menées par de petits groupes et pour quelques heures seulement, par exemple autour de sites sensibles, comme le dépôt pétrolier de Grand-Quevilly, ou bien à des sorties de péages, notamment sur l’A7, l’A8 et l’A9 dans le sud de la France, où la contestation reste tenace.

Un dispositif de sécurité revu à la baisse

Misant sur une journée plus calme, les autorités ont ajusté le dispositif de sécurité. Selon les informations d’Europe 1, celui-ci devrait être au moins deux fois moins important que lors des mobilisations de fin novembre, et encore davantage par rapport aux samedis les plus tendus de décembre.

Avec moins de forces de sécurité mobilisées, mais aussi moins de moyens spéciaux – comme les canons à eau ou les véhicules blindés de la gendarmerie -, la préfecture de police de Paris évoque un dispositif « adapté et adaptable ».

Selon les informations d’Europe 1, aucune menace spécifique émanant de l’ultra gauche ou l’ultra-droite n’a par ailleurs été identifiée en amont de cette journée de mobilisation.

Pour ce week-end, le préfet des Pyrénées-Orientales a interdit toute manifestation de « gilets jaunes » au niveau des barrières de péage et à la frontière entre la France et l’Espagne, au « vu des risques et des troubles à l’ordre public ».

Une majorité de Français pour la poursuite du mouvement

Quelque 55% des Français souhaitent toujours que le mouvement des « gilets jaunes », selon un sondage Odoxa Dentsu consulting publié jeudi.

L’augmentation du pouvoir d’achat (54%) s’inscrit par ailleurs en tête des priorités des Français, qui veulent également voir « diminuer la pauvreté et la précarité en France » (45%) et « baisser le niveau des impôts et des taxes » (41%).

Enfin, avec cette crise, la confiance dans le gouvernement s’est effondrée : seuls 25% des Français se disent « satisfaits » de son action depuis l’élection d’Emmanuel Macron, soit 15 points de moins qu’en avril.

Et ensuite…  un « acte 9 » ?

Le groupe « La France en colère » a lancé un événement sur Facebook pour organiser un rassemblement dans la ville de Bourges, qualifiée de « centre de la France », le 12 janvier prochain.

« Pas de lutte des classes, tous chez les Bourgeois! » (sic), assène-t-on dans le descriptif de l’événement.

« Tous les détails seront communiqués sous peu (…).

Un rassemblement de tous au centre pour confirmer notre unité et permettre à tous d’être à distance égale en partance des grandes villes ».

Une autre page Facebook, « La France énervée », évoque quant à elle un rassemblement sur le parvis de la Défense, près de Paris.

 

Source : https://www.europe1.fr

Crédit photo : capture d’écran : https://www.europe1.fr

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail