Affaire Benalla : des proches de Macron bientôt inquiétés ?

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Certaines personnes auditionnées par les commissions d’enquête du parlement et du sénat dans le cadre de l’affaire Benalla ont fait des « témoignages mensongers » selon Anticor. Des collaborateurs d’Emmanuel Macron se trouvent parmi ces personnes indexées par l’association qui lutte contre la corruption.

Anticor, une association qui combat la corruption estime que certaines personnes interrogées par les commissions d’enquête dans le cadre de l’affaire Benalla on fait de faux témoignages. L’organisation a écrit  aux présidents des deux commissions d’enquête. Dans ces deux

correspondances, elle souhaite qu’ils saisissent le parquet. Anticor fait savoir qu’un tel délit est puni par le code pénal. Les coupables  encourent cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Pour le président de

l’association, « il est très choquant qu’on puisse mentir devant la représentation nationale. Il s’agit d’appliquer la loi si les mensonges ont été proférés sous serment. Sans cela, ces commission n’ont aucune utilité » a  déclaré Jean-Christophe Picard dans les colonnes de « l’Obs ».

Parmi les personnes ayant menti devant la commission d’enquête du parlement figure le préfet de police de Paris Michel Delpuech. Il a été interrogé sur les coups que Alexandre Benalla a administré au  couple de la Contrescarpe le 1er mai. «  Elles avaient déclaré de fausses identités ; elles n’avaient pas de papiers sur elles» a

t-il déclaré. Pour Anticor, le couple n’a jamais cherché à cacher son identité. Selon l’organisation de lutte contre la corruption, le directeur de cabinet du président de la république n’a pas aussi été honnête avec les députés. Patrick Strzoda a indiqué que la mesure de suspension qu’il avait prise contre Benallaétait une sanction et cela a été ressentie comme telle par l’intéressé.

C’est-à-dire, Benalla a été interdit d’être présent dans son service et quinze jours de traitement lui sont retirés. Ces témoignages ne trouvent pas grâce auprès d’Anticor qui fait remarquer que M Strzoda est allé dire  devant la commission d’enquête de la Sénat que  « M Benalla a reçu au mois de mai l’intégralité de son traitement, les quinze jours de suspension faisant l’objet d’une retenue sur les droits à congés obtenus au titre de l’année 2017.

Je l’ai vu porter une arme

En ce qui concerne l’arme que portait Alexandre Benalla, Anticor relève des incohérences dans les témoignages de Patrick Strzoda et du commandant militaire de la présidence Eric Bio-Farina. Alors que Strzoda indiquait que Benallane portait jamais d’arme en déplacement public , Bio-Farina a déclaré devant la commission d’enquête du parlement que l’ancien bras droit de Macron en portait. « Je l’ai vu porter une arme, bien sûr, dans le cadre de certaines de ses missions.Je savais qu’une autorisation de port d’arme lui avait été délivrée et donc il portait son arme de manière réglementaire » avait-il fait savoir.=Le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, a aussi fait des déclarations pas très clairs selon Anticor.

 

Source :lanouvelletribune.info

Crédit photo : capture d’écran

 

 

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