Berlin adopte une réglementation pour déjouer les interdictions de vieux diesels

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Le gouvernement allemand a adopté jeudi une réglementation pour tenter de limiter les interdictions de circulation de vieux diesels en centre-ville alors que de plus en plus de villes dans le pays doivent bannir ces motorisations polluantes. La quasi totalité de la classe politique allemande bataille contre ces dispositions anti-diesel, redoutées par les constructeurs automobiles comme par les automobilistes, même si aucune mobilisation populaire massive n’a eu lieu en Allemagne sur ce sujet.

Le gouvernement allemand qualifie ces mesures d’interdiction de circuler (« Fahrverbote » en allemand) de« disproportionnées » en cas de dépassement « léger » des normes de pollution, soit entre 40 et 50 microgrammes de dioxyde d’azote par mètre cube. Le texte stipule aussi que les véhicules les plus anciens (normes Euro 4 et 5) pourront continuer de circuler malgré l’interdiction qui leur est faite, à condition qu’ils n’émettent pas plus de 70 milligrammes de dioxyde d’azote par kilomètre parcouru, avec l’aide, par exemple, d’un catalyseur supplémentaire.

Sous la pression d’associations environnementales ayant saisi des tribunaux locaux, plusieurs villes allemandes ont déjà été contraintes de limiter la présence des vieux diesels dans leur agglomération. C’est le cas de Berlin, Mayence, Stuttgart, Hambourg, Cologne et Bonn.  Une décision de justice similaire concernant les villes d’Essen et Gelsenkirchen a été prise jeudi après-midi par le tribunal administratif, a rapporté l’ONG environnementale DUH, qui a initié la vague des « Fahrverbote ».

Cette organisation a vu dans l’amendement du gouvernement allemand le signe qu’il « agissait d’évidence sous la panique ». Il n’y a« pas d’autre explication au fait d’avoir, sous la pression des industriels liés au diesel, amendé en urgence la loi qui enfreint au passage le droit européen », selon son porte-parole Jürgen Resch.

Contraint par la Commission européenne de limiter d’urgence ses émissions polluantes, Berlin avait accouché début octobre d’un nouveau « plan diesel », prévoyant cette fois des « primes à l’échange » des voitures anciennes et, surtout, des mises aux normes techniques des véhicules, par exemple en ajoutant un filtre à particules. Mais le financement reste à préciser puisque les constructeurs allemands, forts des 800.000 emplois qu’ils représentent, n’entendent pas acquitter la totalité de la facture de ces réparations.

 

 

Source : m.epochtimes.fr

Crédit photo : capture d’écran

 

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