« C’est une catastrophe » : fermés jusqu’au 1er décembre au moins, les commerces tirent la langue

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

« C’est une catastrophe » : fermés jusqu’au 1er décembre au moins, les commerces tirent la langue

Les commerces fermés depuis le début du confinement, le 30 octobre, ne rouvriront pas avant le 1er décembre, a annoncé Jean Castex, jeudi 12 novembre, dans son point d’étape sur les mesures prises pour freiner l’épidémie de Covid-19. Un coup dur pour les professionnels.

Ils espéraient rouvrir rapidement mais ils devront attendre plus de quinze jours.

Les commerces fermés depuis le début du confinement, le 30 octobre, le resteront jusqu’au 1er décembre au moins, a dit Jean Castex, jeudi 12 novembre, lors de son point presse sur l’épidémie de Covid-19.

La réouverture le 1er décembre étant suspendue à une amélioration significative des indicateurs sanitaires.

Moral « à zéro »
« On ne peut pas être rassuré sans visibilité », déplore Laurent Rigaud, président de la chambre des métiers et de l’artisanat des Hauts-de-France.

« Le moral va très mal, c’est une catastrophe ; les collègues avaient envie de reprendre lundi et là ils reprennent deux semaines dans la vue ! »

Moral « à zéro pour tout le monde », confirme Clément Chevalier, directeur de « My Presqu’île », une association fédérant 700 commerçants de Lyon.

Les professionnels ont compris « que nous sommes dans le pic sanitaire, surtout dans notre région », mais « il faut que le gouvernement fasse quelque chose, parce que là on est au point de rupture ».

Attendre, « c’est une très mauvaise nouvelle pour le commerce, et notamment le commerce saisonnier », tranche Romain Mulliez, coprésident de la Fédération des Commerces spécialistes des Jouets et des Produits de l’Enfant (FCJPE), prédisant « un séisme pour le secteur du jouet ».

Quel protocole renforcé ?
« Il y a la déception de ne pas pouvoir rouvrir immédiatement, et puis il y a cette inquiétude sur les conditions de réouverture le 1er décembre », renchérit Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce.



« Demi-confinement, jauge, rendez-vous, attestation ? Ce ne sera pas du tout une réouverture complète… »

« On a travaillé sur des mesures, des protocoles pour pouvoir rouvrir, des prises de rendez-vous avec les clients, cela a été balayé d’un revers de main », regrette aussi Christian Baulme, président de « La Ronde des Quartiers » qui regroupe quelque 1 400 commerces de Bordeaux.

« On nous dit le 1er décembre, éventuelle réouverture sous protocole renforcé.

Non ! Le 1er décembre il faut qu’on puisse rouvrir, tout court ! »

Les réouvertures « ne pourront s’envisager que sur la base d’un protocole renforcé » devant être discuté avec les professionnels et les « instances scientifiques », avait auparavant expliqué Jean Castex.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a évoqué notamment « le renforcement de la jauge et le cas échéant un dispositif de prise de rendez-vous ».

Décembre, mois crucial
Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), réclame « dès le tout début de la semaine prochaine des règles claires ».

Favorable à « une adaptation des jauges si nécessaire », il juge en revanche que le système de rendez-vous n’est « plus adapté à la période juste avant Noël ».

Les professionnels demandent à pouvoir ouvrir le week-end précédant le 1er décembre, « pour étaler au maximum les courses pour les Français », selon Jacques Creyssel.

« Le chiffre d’affaires de cette fin d’année est primordial pour nous », insiste Sophie Brenot, présidente de la Fédération Nationale des Détaillants en Maroquinerie et Voyage.



« Dans la maroquinerie, le chiffre d’affaires de décembre représente 30 % de l’année.

Nos commandes sont passées, le stock est rentré, et il va falloir commencer à le payer en novembre », détaille-t-elle.

« Si on n’arrivait pas à rouvrir en décembre, je ne sais pas comment on va faire ».

Bars et restaurants devront attendre
Une question qui se posera dans tous les cas pour les bars, restaurants et salles de sport, pour lesquels le gouvernement a déjà exclu une réouverture début décembre.

« En plus de stigmatiser notre profession, le gouvernement isole de plus en plus notre secteur et ne donne aucune espérance de réouverture rapide », a déploré l’Union des métiers des industries de l’hôtellerie.

« Non seulement on ne peut pas espérer cette ouverture prochaine, mais on ne sait pas à quelle sauce nous serons mangés : aurons-nous une saison d’hiver qui représente 20 % de chiffre d’affaires ? », s’interroge aussi Franck Trouet, porte-parole du GNI, le syndicat patronal qui représente les indépendants de l’hôtellerie et de la restauration.



Source : msn.com
Crédit photo : Capture d’écran

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail