Coronavirus dans le Nord : Le variant britannique omniprésent sur le littoral

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Une femme se soumet à un test PCR (illustration).

L’Agence régionale de santé des Hauts-de-France confirme une prévalence du variant britannique du coronavirus parmi les cas positifs détectés dans le Dunkerquois et le Gravelinois

La circulation du coronavirus est très active sur le littoral nordiste avec un taux d’incidence deux fois supérieur à la moyenne nationale.

Sur les secteurs de Dunkerque et Gravelines, la présence du variant britannique est particulièrement forte.

Il est présent chez plus de la moitié des cas positifs, jusqu’à 70 % dans le Dunkerquois.


Le variant anglais débarque en force. Mercredi, le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, alertait sur l’explosion du nombre de ses administrés contaminés par le variant britannique du coronavirus.

Une tendance que l’Agence régionale de santé (ARS) a confirmée ce jeudi, en ajoutant que d’autres secteurs sur le littoral étaient concernés.

Dans un communiqué, l’ARS rappelle les taux d’incidence qui ont littéralement bondi depuis quelques semaines dans la communauté urbaine de Dunkerque (485 cas pour 100.000 habitants) et dans la communauté de communes des Hauts-de-Flandre (424 cas pour 100.000 habitants).

A titre de comparaison, celui de la Métropole européenne de Lille (MEL) est de 175,5 et la moyenne nationale est à 241.

Le variant britannique touche entre 50 et 68 % des cas positifs
Lorsque des tests PCR sont effectués, l’ARS demande que soient systématiquement recherchés les variants du coronavirus afin de pouvoir estimer leur circulation.

Les résultats des tests réalisés mardi et mercredi dans les secteurs de Dunkerque et de Gravelines sont édifiants.

Dans le Dunkerquois, sur 1.367 tests PCR réalisés, 172 tests étaient positifs soit un taux de positivité de 12,58 %.


Pire, 68 % des patients infectés l’étaient par le variant britannique.

Dans le Gravelinois, la prévalence du variant britannique est moindre mais l’analyse repose sur un nombre inférieur de tests.

Près de 11 % des 305 tests étaient positifs et la moitié des malades étaient contaminés par le variant britannique.

Un constat qui pousse l’ARS à organiser, dès la semaine prochaine, « une campagne exceptionnelle de dépistage » et la mise en place de médiateurs de « lutte anti-covid ».

Ce dispositif doit permettre « en un même lieu et au même moment de réaliser des tests, effectuer le contact tracing et délivrer des messages de prévention et de lutte contre le Covid-19 », explique l’ARS.

Sur les raisons de la forte présence du variant britannique sur le littoral nordiste, 20 Minutes a interrogé l’antenne régionale de Santé publique France.

Faut-il voir un lien entre la proximité de ce territoire avec la frontière britannique ?

Dans ce cas, pourquoi un tel phénomène n’est pas observé du côté de Calais et Boulogne-sur-Mer ? SPF n’a pas encore donné suite

Source : 20minutes.fr

 

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