Covid-19 : ces indicateurs qui montrent une aggravation de l’épidémie en France

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L'épidémie de Covid-19 continue de galoper en France.

L’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a donné « l’ordre ferme », lundi 8 mars, aux hôpitaux et cliniques franciliens de déprogrammer 40 % de leurs activités pour augmenter le nombre de lits de réanimation dédiés aux malades du Covid-19, signe que l’épidémie continue de galoper dans certaines régions.

Le taux d’incidence

Le taux d’incidence, qui correspond au nombre de cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur la semaine écoulée, reste élevé sur l’ensemble du territoire français, bien loin du seuil d’alerte décrété par les pouvoirs publics (50 cas pour 100 000 habitants).

Au 5 mars, ce taux s’élève à 216 nouveaux cas pour 100 000 personnes, un chiffre en lente augmentation depuis décembre 2020. Loin du pic observé en octobre 2020 (500 cas pour 100 000 habitants), ce taux d’incidence national dépasse donc les 200 contaminations pour 100 000 personnes, soit le seuil limite imposé aux départements faisant l’objet de mesures plus restrictives (confinement local ou extension du couvre-feu).


Si on prend seulement en compte les 22 métropoles de l’hexagone, ce chiffre est bien plus important et s’élève à 279,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Le taux le plus important se situe

notamment à Nice, avec près de 588,4 nouvelles contaminations.

Le nombre de personnes décédées ou en réanimation

381 personnes ont été admises en réanimation ce lundi 8 mars, indique la Direction générale de la Santé.

Au total, 3849 patients sont traités actuellement en réanimation dans les hôpitaux et cliniques français.

Ce chiffre élevé n’avait plus été atteint depuis le 27 novembre 2020.

Depuis le début du mois de janvier, le nombre de personnes en réanimation ne cesse d’augmenter.

Du côté des décès, même constat : le 8 mars 2021, 360 nouvelles personnes sont décédées des suites du virus.

À noter qu’il y a un mois jour pour jour, la France enregistrait son plus haut taux de décès journaliers depuis le début de l’épidémie, avec 724 nouveaux décès en 24 heures, selon les données de Santé publique France.

La situation tendue en Ile-de-France

« La situation épidémique est très préoccupante ». Interrogée ce lundi 8 mars au matin sur France Inter, la maire de Paris Anne Hidalgo n’a pas caché ses inquiétudes.

Les huit départements franciliens font d’ailleurs partie des 23 territoires placés « sous surveillance » par le gouvernement, avec la possibilité d’un reconfinement le week-end si la situation ne s’améliore pas davantage.

Le taux d’incidence dépasse le seuil de 250 dans chacun des huit départements franciliens, du 26 février au 4 mars (217 au niveau national).

Les niveaux les plus élevés sont atteints en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne (respectivement 425,7 et 400,4). Sur une semaine, cet indicateur est en augmentation dans chacun de ces territoires, sauf dans les Yvelines.

Dans tout le pays, seul un tiers des départements affichent une hausse.


Cas positifs, décès, personnes admises en réanimation, Les chiffres concentrées sur l’Ile de France, regroupés par Covidtracker, indiquent tous une aggravation de la situation.

Vue d'ensemble des chiffres de l'épidémie de Covid-19 en Ile de France au 8 mars 2021.

La menace du variant dit « britannique », estimé entre 30 et 70 % plus contagieux, plane également sur l’Île-de-France, alors que la tension hospitalière est forte.

Selon Le Parisien, en une semaine, les hospitalisations quotidiennes en Île-de-France ont augmenté de 14 % tandis que les admissions quotidiennes en service de réanimation (réanimation, soins intensifs, surveillance continue) ont grimpé de 31 %.

Près de 1000 patients sont actuellement pris en charge en réanimation, soit presque autant qu’au pic de la deuxième vague, mi-novembre.


« Le confinement de l’Ile-de-France n’est pas d’actualité », a assuré mardi 9 mars le directeur général de la santé Jérôme Salomon sur RTL, malgré une « très forte tension » dans les hôpitaux.

« Cette mesure de dernier recours serait proposée au gouvernement et au chef de l’Etat si nous avions l’impression que l’hôpital ne pouvait pas tenir », a-t-il expliqué.

« Nous sommes en très forte tension, nous libérons des lits (…) et nous suivons la situation jour après jour », a-t-il poursuivi.

Source : ladepeche.fr

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