Des dérivés de pétrole dans du lait infantile vendu par Nestlé et Danone….

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Deux laits en poudre pour bébé ont été épinglés par Foodwatch
Des dérivés de pétrole dans du lait infantile vendu par Nestlé et Danone…

Ce jeudi 24 octobre 2019, l’ONG Foodwatch alerte de nouveau sur la présence de substances cancérogènes et de perturbateurs endocriniens dans des aliments.

Du pétrole… dans du lait pour bébé ! Ce jeudi 24 octobre 2019,l’association Foodwatch dévoile une dangereuse substance qui se cache dans la nourriture pour enfants en bas-âge : des hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales, appelés MOAH.

Dérivés de pétrole
Les marques Danone et Nestlé ont été épinglées par l’ONG.

D’après cette dernière, qui a sélectionné huit laits en poudre, classiques et bio, parmi ceux les plus vendus en supermarché, deux contiennent des dérivés de pétrole :

Galliagest Croissance sans lactose 3eme âge de Danone.

Nidal 1er âge 0 – 6 mois de Nestlé.

Ils sont potentiellement cancérogènes, mutagènes (qui altèrent le patrimoine génétique) et perturbateurs endocriniens.



Contamination accidentelle
Des tests réalisés par trois laboratoires indépendants, certifiés par la Commission européenne, ont permis de mettre en évidence la présence de ces substances, assure Foodwatch.

« Nos enfants ne sont pas exposés à un danger immédiat et aigu. Mais la contamination des produits alimentaires par des huiles minérales aromatiques est inacceptable, surtout pour les bébés. »

Ingrid Kragl, directrice de l’information de l’ONG, précise auprès d’actu.fr que la contamination est « accidentelle ».

Les produits peuvent avoir été contaminés au cours de la recette, au cours de la fabrication du contenant, ou du transport, vu que les MOAH sont des substances volatiles et invisibles.

« Nos produits peuvent être consommés normalement »
Contacté, Danone promet que « la qualité et la sécurité de (ses) produits est un impératif absolu, car la santé des enfants est (sa) raison d’être ».

L’entreprise française dément toute utilisation de « composé d’huiles minérales dans (ses) recettes et dans ses emballages ».

Nos contrôles réalisés ne mettent en évidence aucune trace détectable d’huiles minérales aromatiques.

Nous tenons à rassurer nos consommateurs que nos produits peuvent être consommés normalement.



Joint pas nos soins, Nestlé abonde dans le sens de Danone : « Nous souhaitons rassurer les parents sur le fait que le lot Nidal 1 peut être consommé en toute sécurité.

Ce produit est conforme à toutes les réglementations françaises et européennes en matière de sécurité des aliments.

Nous allons travailler avec Foodwatch afin de mieux comprendre leurs conclusions. »

Une pétition pour exiger le retrait de ces produits
Une pétition, signée par plusieurs milliers de personnes, a été lancée par l’association.

Elle martèle que « les MOAH n’ont pas leur place dans l’alimentation, et c’est encore plus vrai pour les produits destinés aux bébés ».

Elle demande le retrait immédiat de l’ensemble des produits concernés. Certains sont vendus en France et d’autres en Allemagne et aux Pays-Bas.

L’ONG exige également à Danone et Nestlé « d’arrêter de vendre des laits en poudre pour bébés pour lesquels (ils ne peuvent) pas prouver qu’ils ne sont pas contaminés par des MOAH ».



« Toujours pas de réglementation
Les huiles minérales sont dans le viseur des autorités sanitaires depuis 2017.

A cette époque, l‘Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) les considérait « très préoccupantes », et demandait la réduction de leur usage afin de limiter la contamination des denrées alimentaires.

Foodwatch avait même alerté dès 2015 et avait dressé la liste des produits contaminés par les dérivés de pétrole.

Sur 120 aliments testés (pâtes, plats préparés, farines, céréales…), 43% contenaient des huiles minérales à des niveaux inquiétants. La France faisait d’ailleurs figure de mauvais élève, avec six produits sur dix concernés.



« Certains distributeurs se sont engagés à réduire la présence de ces substances, mais les autorités n’ont toujours pas mis en place de réglementation.

Et les consommateurs ne sont pas armés pour y faire face », regrette Ingrid Kragl.

Source : https://actu.fr
Crédit photo : Capture d’écran

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