Disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn : voisins excédés, prélèvement sur un enfant… les recherches se poursuivent

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Le quartier de Cagnac-les-Mines où se situe la maison de Delphine Jubillar.

Cela fait maintenant deux moi et demi que Delphine Jubillar a disparu, et le mystère reste entier sur ce qui est arrivé à la mère de famille de 33 ans.

Alors que des riverains sont excédés par la surprésence médiatique, les recherches d’indices sur le terrain se poursuivent.

À Cagnac-les-Mines, les habitants restent sous le choc plus de deux mois après la disparition de la jeune femme. « Encore ! » s’exclame la boulangère quand on essaye d’aborder le sujet.

Les habitants de Cagnac-les-Mines sont fatigués par l’affaire et toute l’attention qu’elle suscite.

« Tiens, ils viennent pour Delpine » lâchent des promeneurs. Même ambiance dans le lotissement où Cédric Jubillar a construit la maison familiale.

« À part si vous venez pour m’annoncer qu’on l’a retrouvée, sinon ce n’est pas la peine de venir » rétorque un voisin, excédé par le défilé incessant des médias.


Une autre voisine regarde l’arrivée des journalistes d’un œil noir par la fenêtre de sa cuisine.

Le maire de Cagnac Patrice Norkowski mesure l’impact de toute l’affaire. La vie reprend son cours dans sa commune mais reste perturbée comme partout ailleurs par la crise sanitaire.

Le maire a décidé de se projeter. L’orchestre et un feu d’artifice ont été commandés pour la fête de juillet.

L’évolution de la crise sanitaire dira si elle pourra avoir lieu.

Des prélèvements de cheveux ont été faits sur le petit garçon de 6 ans

L’enquête se poursuit autour de la mystérieuse disparition de Delphine Jubillar. Son fils aîné, âgé de 6 ans, a été interrogé à au moins deux reprises.

Il affirme n’avoir rien entendu le soir de la disparition. Les gendarmes de la section de recherche de Toulouse ont procédé au prélèvement de cheveux pour vérifier si le petit garçon n’avait pas absorbé de somnifères.

Ce qui l’aurait empêché d’entendre la survenue d’une dispute ou un affrontement entre ses parents.

« Les résultats ne sont pas connus » indique à La Dépêche Me Jean-Baptiste Alary qui regrette de ne pas toujours avoir accès au dossier d’enquête.

Des recherches se poursuivent sur le terrain

Une battue avait réuni plus de 1500 personnes à la fin du mois de décembre.

Sur le terrain, les recherches d’indices se poursuivent à l’initiative de gens émus par cette affaire, comme cette mère de famille gaillacoise qui a proposé à 4 ou 5 personnes de se joindre à elle.

« Aujourd’hui randonnée prévue à Bellegarde Marsal le long du Tarn. Évidemment dans le but de trouver des indices pour Delphine. Toujours dans l’espoir de retrouver sa trace en pensant fort à ses petits.

Gardons espoir » écrivait-elle sur sa page Facebook après une première randonnée.


Une seconde randonnée doit avoir lieu ce week-end. L’objectif est de se rendre utile et de continuer à battre la campagne autour de Cagnac-les-Mines en quête d’un hypothétique indice.

« Je me suis dit ‘pourquoi pas continuer les recherches ?’. J’aime marcher, donc j’ai voulu joindre l’utile à l’agréable » explique-t-elle. Une démarche sur laquelle la gendarmerie l’a mise en garde à condition de rester en petit comité.

« On m’a répondu que ce n’était pas nécessaire, tant que je le faisais en petit comité, mais que je n’avais pas le droit d’organiser des recherches ».

Source : ladepeche.fr

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail