Emmanuel Macron annonce l’entrée au Panthéon de Maurice Genevoix et de « ceux de 14 »

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Maurice Genevoix fera son entrée au Panthéon.

Le président Macron a annoncé mardi l’entrée au Panthéon du romancier français Maurice Genevoix et de « ceux de 14 », en marge de sa visite aux Éparges, dans la Meuse.

 

Une vie marquée par la guerre. Ce grand écrivain du 20ème siècle, né en 1890 et mort en 1980, a combattu ici pendant plusieurs mois au début de la guerre de 14. Il a raconté ses douloureux souvenirs dans l’ouvrage intitulé Ceux de 14, un grand classique de la littérature publié en 1950.

Incorporé comme sous-lieutenant au 106e régiment d’infanterie, il participe à la bataille de la Marne et à la marche sur Verdun. Promu lieutenant, il vit le quotidien du fantassin, la boue, le sang, les orages d’acier, toute cette « farce démente », comme il le raconte. Le 25 avril 1915, il est grièvement blessé sur la côte des Eparges, un village surmonté d’une colline stratégique qui va engloutir 12.000 hommes en quatre mois. Hospitalisé pendant sept mois, le jeune homme de 24 ans commence à écrire à partir de notes consignées dans les tranchées.

Le chagrin d’avoir perdu ses hommes. Si Maurice Genevoix a conservé toute sa vie un lien indéfectible avec le petit village d’Eparges, c’est sans doute par attachement à ses compagnons morts au combat. « Ces hommes, il les aimait. Beaucoup vont mourir, et il va se reprocher de ne pas leur avoir permis de survivre à ces combats.

Toute sa vie, il gardera en mémoire ce qu’il a connu. Il est blessé au fond de lui-même. Il va d’ailleurs mettre des mois et des mois à se remettre de son chagrin d’avoir perdu tous ces hommes. Il est hanté par leurs visages, leurs mémoires, leurs vies, leurs sourires. « , explique Patricia Pierson, présidente de l’association de sauvegarde du patrimoine à Eparges.

« Je suis heureuse qu’on lui rende hommage, car je ne connais pas d’autres auteurs ayant vécu ce qu’il a vécu, et ayant raconté les combats de la Grande Guerre si humainement. À tel point que 100 ans plus tard, on est bouleversés parce qu’il a les mots qui nous touche, nous, encore », glisse la spécialiste au micro d’Europe 1.

 

 

Source : europe1.fr

Crédit photo : capture d’écran

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