Fin de la canicule : les écarts de température peuvent affecter la santé

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La canicule qui a accablé cette semaine des millions d'habitants en Europe occidentale a battu des nouveaux records le 25 juillet 2019 en France, en Belgique et aux Pays-Bas.

Le mercure devrait être divisé par deux entre jeudi et samedi. De quoi accabler les personnes les plus vulnérables.

Plus de 40 °C constatés jeudi dans plusieurs agglomérations françaises. Jusqu’à 20 °C de moins prévus dans certaines zones ces vendredi et samedi. Un écart de température considérable, qui peut affecter nos organismes. Car tous ne s’autorégulent pas bien.

Si le retour à des normales de saison (quoique un peu plus faibles que les températures habituelles pour une fin juillet) est plutôt bénéfique pour notre corps, peu habitué aux très fortes chaleurs, le manque de constance et la chute brutale de température peuvent s’avérer dangereux pour les plus fragiles.

« Les brusques variations de température mettent l’organisme sous contrainte. Il y a des pays où il n’y en a pas, comme la Russie, et où du coup les habitants sont habitués à du froid constant », prévient auprès du Parisien le médecin urgentiste Christophe Prudhomme, qui met en avant les cas des personnes qui souffrent de maladies graves et chroniques.

« Rhumes ou diarrhées possibles »

Les plus vulnérables, à l’image des personnes âgées, qui régulent moins bien la température de leurs corps, sont aussi à la merci de cette baisse soudaine du mercure. Le médecin évoque un « risque d’épuisement car la fatigue les rend plus fragiles, avec des rhumes ou des diarrhées possibles ». Ces corps, déjà mal en point, ont souvent du mal à s’adapter à ce qui s’apparente à un stress physique.

Comme le détaille le site québécois L’actualité, implanté dans une région où les soubresauts du mercure sont fréquents, les chutes brutales de températures peuvent avoir des effets néfastes sur les personnes souffrant d’arthrite, notamment si le temps est humide, et augmentent les risques d’infarctus. La hausse soudaine de la chaleur peut, elle, poser problème aux personnes atteintes de sclérose en plaques, dès que les 25 °C sont dépassés.

Certains scientifiques vont plus loin. En 2016, une étude effectuée dans 12 pays et publiée dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives établit un lien entre les fortes variations de température dans une même journée ou d’une journée à l’autre et un risque de mortalité, notamment dans les zones modérées. Avec cette conclusion : « Une plus grande attention doit être apportée aux conditions météorologiques instables afin de protéger la santé » des citoyens.

La semaine prochaine, les températures devraient se rétablir autour de 24 °C.

Source : https://www.lexpress.fr

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