Flambée des prix des carburants : « Il faut arrêter de tondre le mouton automobiliste »

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Les prix des carburants à la pompe ont augmenté de 15 à 20% en un an. Deux dirigeants d’associations de consommateurs dénoncent « l’hypocrisie » du gouvernement qui fait grimper la fiscalité.

« C’est un ras-le-bol total ». Pierre Chasseray résume un sentiment général. Les prix des carburants routiers vendus en stations-service ont à nouveau grimpé la semaine dernière, selon les derniers chiffres publiés lundi. Pour le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, « c’est juste désespérant ».

Gazole, sans plomb 95 et 98 ont augmenté de 1,12 à 2,03 centimes le litre, la semaine dernière. Un rythme soutenu depuis plusieurs années (voir infographie). Sur un an, les automobilistes paient leur plein d’essence entre 15 et 20% plus cher. Explications avec Pierre Chasseray et François Carlier, délégué général de la CLCV, association nationale de défense des consommateurs et usagers.

Pourquoi cette flambée des prix ?

Outre la hausse des marges des distributeurs, selon la CLCV, il y a deux facteurs principaux à la flambée des prix des carburants : les taxes de l’Etat et le prix du baril. Sur un euro dépensé à la pompe, 60 centimes filent dans les caisses du gouvernement, le principal responsable pour Pierre Chasseray et François Carlier.

Du baratin », « de l’hypocrisie », « un argument perfide » pour Pierre Chasseray et François Carlier. « Tout d’un coup, Bercy devient écolo », poursuit le délégué de la CLCV, chiffres à l’appui. « En 2017, la fiscalité sur les énergies fossiles a rapporté 23 milliards d’euros, alors que les aides aux ménages n’étaient que de 4 milliards… C’est du rendement budgétaire pour eux, ce n’est pas assumé. »

Pierre Chasseray estime lui que le gouvernement « a décidé de ponctionner l’automobiliste en essayant de faire croire qu’on essaie de sauver la planète ».

Pour François Carlier, l’Etat envoie « un signal au consommateur pour changer les habitudes et les comportements. J’entends l’argument, même si les effets ne se voient pas encore, mais avec la hausse du prix du baril, cela ne sert à rien de continuer à faire grimper la fiscalité ».

 

Source : sud-ouest.fr

Crédit photo : capture d’écran

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