Fraude à la carte bancaire : les attaques par « phishing » font de plus en plus de victimes….

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Fraude à la carte bancaire : les attaques par « phishing » font de plus en plus de victimes….

Chaque année, 15% des acheteurs en ligne sont victimes de fraude contre les comptes et les cartes bancaires.

Fausse cartes, vols de données personnelles… Avec le développement du numérique, les fraudes à la carte bancaire se sont multipliées.

Mais d’après les dernières données d' »UFC-Que Choisir’, le « phishing » semble se démarquer. En effet, quasiment une fraude sur deux est rendue possible grâce à cette technique.

« Dans une large majorité des cas (plus de 60%), la victime ignore comment ses données bancaires ont pu être récupérées et détournées.

Mais lorsqu’il parvient à l’identifier, c’est le phishing qui arrive largement en tête », explique l’association sur son site.

En effet, cette technique, également connue sous le nom d' »hameçonnage », qui consiste pour le fraudeur à faire croire à la victime qu’elle s’adresse à un tiers de confiance, représente 48% des moyens utilisés pour obtenir des informations confidentielles. Les TPE piégés (20%) et le piratage de boîte mail (10%) font aussi encore des victimes.

1.050 euros détournés en moyenne

Selon l’enquête, la somme ponctionnée sur les comptes et cartes bancaires piratés atteint en moyenne 1.050 euros.

‘UFC-Que Choisir’ rappelle d’ailleurs que les cartes restent « la cible privilégiée des pirates ».




En effet, ce moyen de paiement est utilisé dans 86% des cas pour effectuer une transaction frauduleuse.

« La fraude au chèque bancaire est, elle, devenue aujourd’hui quasi inexistante », affirme l’association.

Par ailleurs, d’après le dernier rapport de la médiatrice de la Fédération bancaire française publié en mai dernier, les dossiers de fraude à la carte bancaire représentent près d’un tiers des dossiers de litiges avec les banques.

La part des litiges entre les banques et leurs clients portant sur les moyens de paiement est passée de 20% à 29% entre 2017 et 2018, notamment à cause de l’envolée des paiements en ligne.

Un quart des victimes ne sont pas remboursées

L’enquête d' »UFC-Que Choisir » montre également que des progrès doivent également être faits concernant le remboursement des victimes.

Parmi les personnes sondées qui ont effectué une déclaration auprès de la banque, 26% affirmaient ne pas avoir reçu de dédommagement.

Pour les 67% de clients qui ont été remboursés, le versement n’a été fait qu’après un délai de 21 jours en moyenne « alors que la loi impose un remboursement immédiat ».




Dans certains cas, le remboursement n’est pas automatique. En 2018, la Cour de cassation avait de nouveau donné raison à une banque qui plaidait la négligence d’un client victime de phishing pour ne pas le rembourser.

L’association ajoute par ailleurs que la fraude est souvent découverte par le client à « la lecture de son relevé de comptes dans la plupart des cas ».

« Parfois la victime réalise qu’elle a répondu à un mail de phishing ou a renvoyé à un pirate un code de validation pour un achat en ligne ».

La banque, elle, ne serait à l’origine de l’alerte que dans 27% des situations.




« Mais ce chiffre pourrait évoluer. La nouvelle réglementation européenne oblige en effet les banques à mettre en place des dispositifs d’alerte renforcés », a-t-elle précisé.

Source : https://www.msn.com
Crédit photo : Capture d’écran :

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