« Gilets jaunes » : la popularité d’Emmanuel Macron en légère hausse, selon notre sondage

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Les mesures annoncées par Emmanuel Macron pour tenter d’apaiser la fronde des « gilets jaunes » ont-elles porté leurs fruits ? Après six mois de chute continue dans les sondages, le président de la République regagne en effet un précieux point de popularité, pour atteindre 27% de bonnes opinions, selon notre baromètre BVA pour RTL, Orange et La Tribune publié ce jeudi 20 décembre.

Son Premier ministre Édouard Philippe reste quant à lui stable, avec 30% de bonnes opinions.

La part de bonnes opinions à l’égard du président progresse ainsi de 3 points chez les 50-64 ans (28%), de 3 points chez les retraités (35%), de 2 points chez les ruraux (24%) ainsi que de 2 points auprès des membres de foyers à bas revenus (21%).

Sur le plan politique, un mouvement positif se lit auprès des sympathisants de la droite (+4pts, 24%) et des électeurs de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 (+3pts, 34%).

Mais Emmanuel macron reste toujours le président le plus impopulaire de la Ve République, devant François Hollande.

Rien n’est donc gagné pour le président de la République.

D’autant que seul un tiers des Français (36%) interrogés estiment que les mesures annoncées lors de l’allocution présidentielle du 10 décembre vont booster leur pouvoir d’achat. À l’inverse, 63% des sondés sont persuadés que la hausse du Smic, la défiscalisation des heures supplémentaires, la prime de fin d’année et l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraites inférieures à 2 000 € par mois ne changeront rien à leur quotidien.

La crise des « gilets jaunes », un frein pour réformer le pays ?

Plus globalement, le couple exécutif a du souci à se faire pour la suite du quinquennat.

Seuls 30% des Français considèrent en effet qu’après la crise des « gilets jaunes », Emmanuel Macron et le gouvernement réussiront à mettre en place les prochaines réformes prévues dans le projet présidentiel.

68% des sondés estiment à l’inverse que la séquence de mobilisation des porteurs de chasubles empêchera l’exécutif de réussir la mise en place des réformes souhaitées.

Ce pessimisme est majoritaire dans toutes les catégories de la population à l’exception des sympathisants de La République en Marche (REM) qui ne sont que 25% à considérer que le plan de marche du quinquennat présidentiel sera freiné par les mobilisations de l’automne 2018.

Le « grand débat » séduit les Français

En revanche, l’idée d’une grande consultation nationale plaît aux Français : une écrasante majorité (81%) en a entendu parler et 45% d’entre eux entendent y participer.

Parmi les Français exprimant un souhait plus important de s’y impliquer se trouvent notamment les 50 ans et plus (53%), les cadres (56%), les sympathisants REM (61%) et de la gauche (50%).

L’intention de prendre part au débat est moins nette au sein de populations qui soutenaient plus fortement les « gilets jaunes », comme les moins de 35 ans (31%), les ouvriers (34%) et les membres de foyers à bas revenus (34%).

Un enthousiasme plutôt encourageant pour l’exécutif mais, revers de la médaille, la pression est forte : il ne faudra en effet pas décevoir des attentes qui risquent d’être aussi nombreuses que diverses.

Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 18 au 19 décembre 2018. Échantillon de 1105 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Source: http://va.newsrepublic.net/s/kcMpcUp

Crédit photo : capture d’écran

 

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