Gilets jaunes – Philippe Pascot tacle le chef de l’État : « Je pense que Macron est un menteur »

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Dimanche dernier, Philippe Pascot était l’invité de l’émission Les Incorrectibles sur Sud Radio.

Fervent soutien du mouvement des « gilets jaunes », l’écrivain est revenu sur plusieurs revendications des manifestants et a dénoncé « l’arrogance » d’Emmanuel Macron

Célèbre pour ses publications qui dénoncent « les crapuleries politiques », celui que l’on surnomme parfois « le Justicier de l’Essonne » était l’invité de l’émission présentée par Éric Morillot le 16 décembre sur les ondes de Sud Radio.

Venu faire la promotion de son dernier livre Pilleurs de vies, Philippe Pascot a profité de l’occasion pour s’exprimer sur la crise des « gilets jaunes ».

Un mouvement qu’il soutient depuis le début et dont la colère est « totalement justifiée » selon l’ancien adjoint de Manuel Valls à la mairie d’Évry.

Pour l’écrivain, la révolte des « gilets jaunes » est la conséquence de plusieurs années d’abandon de la population par les élites politiques « qui ne savent plus ce que c’est que le peuple et ne savent plus ce que sont les véritables besoins du peuple ».

« Le peuple français a faim.

Le peuple français n’a plus de quoi mettre quelque chose dans son frigo le 15 du mois. […] Et ça, monsieur Macron et ses sbires ne l’ont toujours pas compris », poursuit l’auteur de Pilleurs d’État.

« Ces gens-là qui vivent dans l’opulence, qui vivent dans les ortolans, dans le caviar, sont incapables de s’en rendre compte », ajoute celui qui estime que l’État est complètement aliéné aux grands groupes industriels, aux banques et aux lobbys et ce, quelles qu’en soient les conséquences sur les hommes ou la planète.

« Médiatiquement parlant il a été poussé. On a bien monté son image »

Au cours de son intervention, Philippe Pascot a également dénoncé l’attitude du chef de l’État qu’il a qualifié d’« arrogant ».

« Je pense que monsieur Macron est un menteur », a-t-il déclaré avant de remettre en cause l’indépendance du président de la République.

« [Une campagne présidentielle] coûte entre 20 et 50 millions d’euros.

Monsieur Macron avait-il 20 millions d’euros quand il s’est présenté il y a deux ans ? Il les a trouvés quelque part. »

« En France, vous n’avez le droit que de donner 7500 euros par personne maximum. 20 millions d’euros, ça en représente du peuple», renchérit l’invité d’Éric Morillot.

Et l’ancien conseiller régional d’Île-de-France d’affirmer que le candidat d’En marche est toujours redevable à ses principaux soutiens.

« Si je vous donne 5 millions d’euros, c’est que je veux un retour sur investissement. C’est parce que je veux en tirer un profit. »

« Médiatiquement parlant il a été poussé. On a bien monté son image », ajoute Philippe Pascot.

« Ces gens-là sont légalement élus mais ne sont pas représentatifs »

Revenant sur le second tour de l’élection présidentielle de 2017, l’ancien membre du Parti radical de gauche (PRG) a également milité pour la mise en place d’un « vote blanc révocatoire ».

« Quand vous avez le choix et c’est organisé  au deuxième tour [de l’élection présidentielle] entre la peste et le choléra, vous n’avez pas envie d’aller voter. »

« Pourquoi ne mettent-ils pas en place le vote blanc révocatoire ? Pourquoi le vote blanc n’est-il pas exprimé ? », s’est-il interrogé.

« Ces gens-là sont légalement élus mais ne sont pas représentatifs », conclut l’essayiste en faisant référence aux gagnants des deux élections organisées récemment dans l’Essonne suite au décès de Serge Dassault et au départ de Manuel Valls pour Barcelone.

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Crédit photo : capture d’écran
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