Hommage à Pétain : « Je ne pardonne en rien mais je ne gomme rien de notre histoire », se défend Emmanuel Macron

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« Le maréchal Pétain a été aussi, pendant la Première Guerre mondiale, un grand soldat », avait préalablement déclaré mercredi Emmanuel Macron.

La polémique enfle. Emmanuel Macron a de nouveau évoqué, mercredi 7 novembre, l’hommage à Philippe Pétain après ses propos controversés. « Je ne pardonne en rien mais je ne gomme rien de notre histoire », a assuré le chef de l’Etat. « Il y a eu des hauts faits de guerre mais il y a eu une forfaiture dans la Seconde Guerre mondiale », a-t-il ajouté. Plus tôt, le chef de l’Etat avait jugé « légitime » de rendre hommage samedi aux Invalides à Philippe Pétain, « grand soldat »pendant la Première Guerre mondialeCe qu’a dit Emmanuel Macron.« Le maréchal Pétain a été aussi, pendant la Première Guerre mondiale, un grand soldat », a justifié Emmanuel Macron, tout en rappelant qu’il avait « conduit à des choix funestes » pendant la Seconde Guerre mondiale. « J’ai toujours regardé l’histoire de notre pays en face. (…) Je n’occulte aucune page de l’histoire », a encore expliqué le président de la République.Le Crif se dit « choqué ».Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s’est dit lui « choqué »des propos du président. « La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c’est qu’il a été, au nom du peuple français, frappé d’indignité nationale lors de son procès en juillet 45 », a rétorqué le président du Crif, Francis Kalifat, cité dans un communiqué.

Des responsables politiques s’insurgent. Plusieurs responsables politiques se sont également indignés des propos d’Emmanuel Macron. « Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles. Macron, cette fois-ci, c’est trop ! L’Histoire de France n’est pas votre jouet », a écrit sur Twitter Jean-Luc Mélenchon. « L’itinérance mémorielle d’Emmanuel Macron est en réalité une incroyable errance éthique et morale », a renchéri Benoît Hamon.

Le porte-parle du gouvernement dénonce une « mauvaise polémique ». « Je ne rentrerai pas dans cette mauvaise polémique », a, de son côté, déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Il a appelé à ne pas faire de « raccourcis douteux », avant de citer le général de Gaulle, pour qui « [la]gloire [de Pétain] à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie ».

 

Source : franceinfo.fr

Crédit photo : capture d’écran

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