«Je suis dans un pays de droit»: le livreur agressé à Cergy s’exprime après l’interpellation du suspect

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Le livreur d’Uber Eats victime d’une violente agression physique et d’insultes racistes a raconté auprès de BFM TV être «content» que son assaillant ait été arrêté. Il a estimé que l’auteur de l’attaque devait en payer les conséquences.

L’homme soupçonné d’être l’auteur de l’agression physique et d’insultes racistes contre un livreur d’Uber Eats à Cergy, dans le Val-d’Oise, a été interpellé et placé en garde à vue. Sa victime affirme être «contente» de son arrestation, relate BFM TV.

«Je suis vraiment content qu’il soit arrêté, a-t-il dit. Parce que je suis dans un pays de droit».







«Que justice soit faite. Il faut payer les conséquences, tout simplement», a-t-il ajouté.
Auprès de la chaîne, l’homme a dit se trouver toujours «sous le choc» après l’agression et peine à s’en remettre.

Le média rapporte que le 1er juin il s’est rendu à l’hôpital pour faire constater les stigmates de l’agression.

«Ils ont fermé la plaie. Ils ont mis trois points» de suture, raconte-t-il en ajoutant qu’il ne se sent «pas bien» et «n’arrive même pas à dormir».
Le suspect, d’une vingtaine d’années, est défavorablement connu des services de police et de justice, selon BFM TV. Il a environ 20 mentions à son casier judiciaire, notamment pour des faits de trafic de stupéfiants, vols, extorsions et violences.

La victime a porté plainte pour «violences volontaires avec la circonstance aggravante de racisme» et «apologie de l’esclavage».

Agression raciste
Le 30 mai, un livreur noir d’Uber Eats a été pris à partie devant un restaurant de Cergy-Pontoise.

Prétextant une musique trop forte, un individu lui aurait demandé de baisser le volume de son enceinte portative. Il a refusé et a été agressé. Une riveraine, qui a entendu les cris, a filmé la scène. Elle a alors aussi subi des insultes racistes et a déposé plainte.

Le présumé agresseur s’est présenté comme un Algérien habitant le quartier.

En réagissant aux faits le 1er juin sur CNews, Galina Elbaz, présidente de la commission discriminations de la Licra, a indiqué que «l’évocation de l’esclavagisme, la traite négrière arabo-musulmane» c’est ce qu’il y a «de nouveau dans ce type de propos racistes».




Source
Crédit photo : Capture d’écran

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