«Je vais tous vous tuer»: avec un briquet et de l’essence en main, il débarque dans un restaurant de Nice

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Voulant se venger des propriétaires d’un restaurant niçois, un voisin ivre a déversé du carburant sur le sol de leur établissement devant des clients, avant de crier: «Je vais tous vous tuer». Il encourt 20 ans de prison.

«Sans alcool, il ne se serait jamais rien passé», affirme aujourd’hui cet artisan installateur de stores et de volets, âgé de 55 ans, qui admet en consommer quotidiennement. C’est en état d’ivresse qu’il a menacé de brûler les visiteurs d’un restaurant de Nice, le 11 août, relate Nice-Matin.



Ce jour-là, le quinquagénaire s’est énervé auprès de ses voisins restaurateurs. Enragé, il a apporté dans l’établissement un bidon d’essence avant de le déverser sur le sol. Briquet en main, il a menacé d’y mettre le feu, en hurlant: «Je vais tous vous tuer», en face de clients stupéfaits.

Un récidiviste
L’homme a été traduit en justice. En face du tribunal, il a admis son intempérance. Le prévenu s’est avéré être un récidiviste: il avait déjà été condamné en 2016 pour destruction du bien d’autrui.

En raison de cet antécédent, l’artisan encourt 20 ans de prison, selon le procureur qui a requis sa mise en détention provisoire, sans pour autant l’obtenir. Le suspect a cependant interdiction de paraître dans le département des Alpes-Maritimes et d’entrer en contact avec la victime, précise Nice-Matin.

Vendredi soir, après 48 heures de garde à vue, le suspect a été relâché sous contrôle judiciaire. Son procès est prévu pour le 3 septembre.

Des menaces de mort aux motifs futiles
Cet épisode rappelle un incident de fin juillet, lorsqu’un autre quinquagénaire, habitué d’une salle de sports dans les Yvelines, est sorti de ses gonds en refusant de présenter son pass sanitaire. Et de crier qu’il était «le pire des terroristes, capable de tuer 500 personnes ainsi que les membres présents dans la salle».



En vertu de la loi, si une personne n’a pas d’antécédents judiciaires, la menace de mort est un délit punissable d’une peine d’emprisonnement de trois ans et de 45.000 euros d’amende. Si la menace contient des circonstances aggravantes, comme une menace de mort à cause de la religion, l’orientation sexuelle ou la race de la personne, l’auteur risque cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.



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Crédit photo : Capture d’écran

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