le coup de poker d’Emmanuel Macron

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Si Emmanuel Macron ne veut pas renoncer au programme sur lequel il a été élu en 2017, il devra prendre en compte les résultats du grand débat national qui débute le 15 janvier.

Un grand débat national, mais pour quoi faire? Alors qu’Emmanuel Macron doit écrire aux Français mi-janvier pour donner le coup d’envoi d’une consultation inédite par son ampleur, se pose déjà, lancinante, la question de l’après.

L’exercice a été imaginé au plus fort du mouvement des Gilets jaunes pour apaiser un climat social quasi-insurrectionnel.

À la manœuvre, la Commission nationale du débat public (CNDP) présidée par l’ex-ministre ­Chantal Jouanno en donnera le top départ le 15 janvier avec l’ouverture d’une plateforme numérique dédiée.

L’hypothèse du référendum

Côté gouvernemental, deux réunions sur le sujet se sont tenues vendredi autour du Premier ministre Édouard Philippe, en présence de Christophe ­Castaner (Intérieur), Nicole ­Belloubet (Justice), Jacqueline Gourault (Cohésion des territoires), Gabriel Attal (secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation) et Marc Fesneau (Relations avec le Parlement).

Les outils sont prêts, les quatre thèmes de discussion fixés par le gouvernement : transition écologique, fiscalité, démocratie et citoyenneté, et réforme de l’État.

Mais Macron doit encore en fixer les règles du jeu politiques, alors que de nombreux Français sont sceptiques sur la volonté du pouvoir de tenir compte de leur avis.

Pour Macron, la ligne de crête est donc étroite, et d’autant plus glissante qu’il joue dans l’exercice une grande partie de sa capacité à continuer à réformer dans les années qui viennent.

Les élections européennes, en mai, viendront très vite sanctionner le succès ou l’échec de son coup de poker.

La convocation d’un référendum pourrait résoudre cette quadrature du cercle.

« Le président de la République y réfléchit », selon un de ses proches.

Plusieurs députés qui ont des relais à l’Élysée poussent pour que l’organisation d’un tel scrutin avec des questions multiples soit évoquée dans sa lettre aux Français. « Concrètement, pour un référendum le jour des Européennes, il y a des problèmes de délais et des problèmes pratiques, met toutefois en garde un ministre.

Qu’à un moment on en passe par là, pourquoi pas ? Mais il faut que ce soit après le débat. On ne peut pas donner les questions avant… »

 

Source : https://www.lejdd.fr

Crédit photo : capture d’écran : https://www.lejdd.fr

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