« Le trafic de drogue rapporte 100.000 euros par jour »: la colère d’une éducatrice sociale contre le deal sur RMC….

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Une ancienne éducatrice sociale déplore l’absence d’action de la part des pouvoirs publics face au deal, alors que les habitants de nombreux quartiers vivent sous le joug des dealers.

De nombreux quartiers populaires de France sont gangrénés par le trafic de drogue.



Les habitants se retrouvent pris en otage par les dealers tout-puissant qui imposent leur loi et font régner la terreur.

Parfois même, des fusillades ont lieu à proximité des écoles alors que les enfants sont dans l’établissement, comme à Nîmes où une école subit le deal.

« Il y a une impuissance qui est le résultat de l’abandon depuis des années des quartiers populaires, d’absence de perspective de cette jeunesse, d’absence de culture, d’absence d’éducateur, de perspectives et qui fait que des enfants peuvent être fascinés par le trafic et l’argent.

Il n’y a plus aucun autre modèle à l’intérieur de ces cités,  c’est un abandon global de ces territoires », déplore ce jeudi matin sur RMC Khaouter Ben Mohamed, une ancienne éducatrice sociale de Marseille.

Les enfants, en première ligne, sont souvent embrigadés et deviennent guetteur, gagnant parfois jusqu’à 100 euros par jour: « C’est Une manne financière exorbitante  mais quelles sont les autres perspectives de développement professionnel pour cette jeunesse ? », s’interroge-t-elle.



« Personne ne bouge, il y a une complicité des pouvoirs politiques »
Elle déplore également l’absence d’action de la part des pouvoirs publics alors que les solutions seraient simples: « Les solutions c’’est donner des moyens à l’école, aux éducateurs », plaide Khaouter Ben Mohamed qui évoque des bâtiments investis par les dealers qui empêchent certaines personnes de rentrer.

« Il y a des signalements faits à la justice mais ce ne sont pas les petits dealers qui intéressent la police nationale, ce sont les gros ».

« Et on laisse les gens subir les menaces. Personne ne bouge, il y a une complicité des pouvoirs politiques, un aveuglement volontaire des pouvoirs publics car c’est une manne financière. Il y a des points de vente aussi dans les écoles.

Il y a de la drogue partout c’est une manne financière exorbitante. La solution serait qu’on donne la possibilité à ces gros trafiquants de créer leur entreprise via la légalisation.

On a des cités à Marseille où le chiffre d’affaires est à 100.000 euros par jour, vous gagnez ça vous? », interpelle Khaouter Ben Mohamed.



Source : msn
Crédit photo : Capture d’écran

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