Les « dragons bleus » de mer sont jolis, mais leur piqûre est urticante en raison de ce qu’ils ingèrent

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(Sahara Frost/Shutterstock)

Le fantastique « dragon bleu » est un animal vivant dans l’océan dont l’apparence est aussi impressionnante que son nom.

Il s’agit en fait d’un type de limace de mer (nudibranche), mais ces limaces clinquantes possèdent un incroyable mécanisme de défense qui les distingue de leurs cousines de jardin.

Le dragon bleu  Glaucus atlanticus est connu des scientifiques depuis plus de 300 ans. Se retrouvant souvent dans des bassins rocheux entre deux marées hautes, sa beauté cache une arme redoutable.


Pour éviter les prédateurs, cette limace de mer ingère les cellules urticantes de la galère portugaise, physalie ou vessie de mer, (espèce de siphonophores marins), qui alimentent le dard à l’extrémité de ses cerata, c’est-à-dire les appendices en forme d’ailes sur les côtés de son corps.

D’aussi loin que je me souvienne, je les ai toujours vues s’échouer sur les plages locales », a déclaré à Australian Geographic Steve Smith, expert en limaces de mer et directeur du Centre national des sciences marines de l’université Southern Cross à Lismore, en Australie.

« On ne peut pas vraiment prévoir quand cela va se produire.

Cela dépend de la nature des agrégations au large et de la durée pendant laquelle le vent souffle. »

De nombreuses espèces de limaces de mer se collent au fond de l’océan, mais les dragons bleus avalent des bulles d’air, ce qui permet à leur corps plat de flotter à la surface de l’eau, bien que la tête en bas, et emploient une contre-ombre, similaire à celle des requins, pour camoufler leur corps un deuxième mécanisme défensif.


L’aspect supérieur sombre du dragon bleu lui permet de se fondre dans l’océan lorsqu’il est vu d’en haut.

Sa face inférieure, de couleur argentée, se fond dans la couleur du ciel lorsqu’il est vu d’en bas.

Flottant librement dans les eaux tempérées et tropicales, les dragons bleus se trouvent dans les océans Atlantique, Pacifique et Indien, explique le site Treehugger.

Ils sont hermaphrodites et pondent environ 20 œufs à la fois.

Et bien qu’ils ne mesurent que 3 cm de long, leurs dents acérées leur permettent de manger des créatures plusieurs fois plus grandes qu’eux, ce qui leur vaut leur nom.

Les amateurs de plage aux yeux perçants peuvent apercevoir des dragons bleus plus souvent que les autres limaces de mer, car leur tendance à flotter les expose aux vents qui les ramènent sur le rivage.

Et leur habitude de se rassembler en grand nombre, ou en « flottes bleues », à la surface de l’océan, attire considérablement l’attention.

Il peut être déconseillé de les ramasser ; le dragon bleu a la capacité de délivrer une piqûre aussi puissante que celle d’une vessie de mer, même un certain temps après sa mort.

Pourtant, M. Smith affirme n’avoir jamais été piqué. « Ils ont peut-être la capacité de piquer, mais cela ne signifie pas qu’ils vont le faire à chaque fois », a-t-il déclaré.

Grâce à la photographie amateur et à l’aspect frappant du dragon bleu, de nouvelles observations sont fréquemment signalées. Les limaces bleues ont fait leur apparition à Taïwan en 2017.

En 2020, elles ont fait également des apparitions au Texas, États-Unis, et au Cap, Afrique du Sud.


Le programme scientifique de M. Smith, le Sea Slug Census, profite énormément de ces données.

« Le dragon bleu est vraiment l’un de ces nudibranches qui apportent de la beauté, des schémas comportementaux et un modèle d’adaptation », a-t-il loué.

Source : theepochtimes.com

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