Les départements français où le variant Delta se propage le plus

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Le Cher, les Alpes-de-Haute-Provence et la Somme sont parmi les départements les plus touchés par la propagation d’une mutation du variant indien, selon Santé publique France. Le ministre de la Santé a averti à son tour que le variant Delta représentait désormais «près d’un tiers» des cas positifs en France.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a prévenu ce vendredi 2 juillet qu’une reprise épidémique menaçait de poindre dès cet été, en soulignant que le variant Delta représentait maintenant «près d’un tiers» des cas positifs en France. Pour sa part, Santé publique France a publié une carte avec le taux de tests où figure la mutation L452R incriminée.

Tandis que le nombre de cas d’infection avec le variant britannique baisse, le variant Delta s’étend dans l’Hexagone.

Pour préciser, Santé publique France indique que dans 25,8% des cas a été détectée la mutation L452R, qui fait notamment partie du variant Delta. En France, elle a été repérée pour la première fois le 15 octobre 2020.

«Je lis parfois qu’il y aurait un risque de vague épidémique liée à ce variant très contagieux à la rentrée de septembre et d’octobre. Je ne suis pas tout à fait sûr que nous ayons le temps d’attendre jusqu’à septembre ou octobre. Je pense qu’il y a une menace potentielle de reprise épidémique dès cet été», a lancé Olivier Véran ce vendredi au cours d’une visite dans un centre commercial de Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine.
Les départements les plus et les moins touchés
Parmi les départements où ce taux représente 50% ou plus des test prélevés à la fin juin se trouvent la Somme (77,7%), le Loir-et-Cher (74,1%), le Cher (100%), le Jura (62%), la Haute-Savoie (65,6%), la Meuse (50%), l’Aube (50%), les Landes (81,1%), l’Ariège (50%), la Haute-Corse (50%), les Alpes de Haute-Provence (80%) et les Alpes-Maritimes (59,8%).



En ce qui concerne les parties de la France où ce variant n’a pas été encore détecté, sont cités: la Yonne, la Nièvre, l’Allier, la Creuse, la Charente, la Dordogne, la Lozère et la Haute-Loire. Selon le site Géodes, la mutation L452R y représente moins d’un 1%.

Les nouveaux indicateurs
Classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme variant préoccupant, la mutation L452R appartenant au variant indien qui prend de l’ampleur en France est observé par des autorités sanitaire françaises avec attention.

À compter du 1er juillet, Santé publique France a introduit des nouveaux indicateurs concernant la couverture vaccinale et traque désormais trois mutations, communes à différents variants classés comme préoccupants ou d’intérêt, dont E484K, E484Q et L452R en open data sur la plateforme de cartographie Géodes.

«Depuis le 31 mai 2021, la stratégie de criblage a évolué pour rechercher certaines mutations d’intérêt pouvant être retrouvées dans différents variants. Elle permet de suivre l’évolution dans le temps et sur le territoire de la proportion des infections dues à un virus porteur de ces mutations», assure Santé publique France.

Selon les données du site, 1.635 résultats positifs pour la mutation L452R ont été enregistrés, soit 25,8% des PCR criblées en nouvelle nomenclature où la mutation L452R est recherchée, avec un résultat interprétable.



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Crédit photo : Capture d’écran

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