Les salariés de Nike Champs-Elysées en grève contre de «petites injustices»….

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Les salariés de Nike Champs-Elysées en grève contre de «petites injustices»…

La marque à la virgule fait face à une grève de ses employés parisiens qui se plaignent de leur paie et de leurs conditions de travail.

Ils réclament notamment l’augmentation de leur prime de soir et de week-end.

Sur les Champs-Elysées, les touristes s’adonnent à un drôle de rituel. Devant chaque enseigne emblématique de l’avenue, ils posent pour une photo souvenir seuls, en couple ou en famille.

Celle de Nike n’échappe pas à son lot de selfies bouche en «duckface».

Installés un peu en recul, les salariés de l’enseigne ne prêtent même plus attention à ce petit manège.

Depuis deux semaines, une partie d’entre eux fait grève pour protester contre leurs conditions de travail.

Une mobilisation spontanée, déclenchée par l’accumulation de «petites injustices», loin de l’idéal que l’on se ferait de la marque et qui pousse les touristes à se prendre en photo.

«Les salariés demandent simplement que s’applique le code du travail», détaille Moussa Koita, secrétaire adjoint au syndicat Sud-Commerce.

Car si la boutique rencontre un fort succès auprès des clients, les 200 salariés disent ne pas voir venir le ruissellement.

«Bon d’achat de 20 euros» en récompense
«Chez Nike, on travaille jusqu’à minuit mais on ne nous paye que 15% de plus en soirée alors que ça devrait être 100%», explique l’un des vendeurs qui préfère rester anonyme.




«Pendant la Coupe du monde, on a fait un chiffre d’affaires record en un mois.

Tout ce qu’on a eu en récompense, c’est un bon d’achat de 20 euros. On est des subordonnés, ils s’en foutent», poursuit le gréviste qui fait près d’une heure de trajet pour se rendre à la boutique chaque jour.

Les salariés se plaignent aussi de la vétusté de la boutique au quotidien.

«On travaille en sous-sol. On a une salle de repos toute petite alors qu’on est 200 et elle est située juste à côté des toilettes.

Je vous laisse imaginer l’odeur…» dit un vendeur.

A cela, viennent s’ajouter, selon eux, des méthodes de management parfois brutales.

«Ils ont fini par sortir d’eux-mêmes pour faire grève, ça dit le ras-le-bol.

Nous, on est arrivés qu’après deux jours pour les aider», concède Moussa Koita de Sud-Commerce.

Au départ, ils étaient une quarantaine à se mettre en grève spontanément selon le syndicat.

Aujourd’hui, un peu moins, certains ayant repris le boulot sans avoir obtenu gain de cause.

Car cette mobilisation est aussi la première pour beaucoup de ces salariés âgés d’une trentaine d’années tout au plus.

Certains ont eu peur de se faire renvoyer ou n’ont simplement pas pu tenir plus longtemps.

Des discussions ont bien été engagées avec la direction, mais elles n’ont pas permis d’aboutir à une solution.

Vendredi, le syndicat Sud-Commerce a décidé de donner une nouvelle tournure au conflit, en déposant une trentaine de dossiers au conseil des prud’hommes.

«Ils ne veulent pas nous entendre, ils iront expliquer ça à la justice», clame-t-on au sein du syndicat.




Un peu plus haut, au 79, la marque à la virgule a acheté l’immeuble pour y installer son siège et sa plus grande boutique en Europe.

La vente, à hauteur de 613 millions d’euros a constitué un record dans l’immobilier tertiaire.

«A côté de ça, ce qu’on demande, c’est une goutte d’eau», rappellent les grévistes de Nike.

Source : https://www.msn.com
Crédit photo : Capture d’écran :

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