L’interminable mercato de la police

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Les nominations de plusieurs chefs de la police traînent en longueur. Le changement de ministre a rebattu les cartes.

Le suspense n’en finit plus. Alors que deux des plus hauts postes de la hiérarchie policière sont à pourvoir, les nominations des heureux élus se font attendre. Marie-France Monéger-Guyomarc’h, la directrice de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, est partie à la retraite depuis plusieurs semaines, laissant ses troupes sans chef. Quant à Mireille Ballestrazzi, la patronne de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), elle quitte ses fonctions le 31 décembre. Et toujours pas de successeur(e)s officiellement adoubé(e)s pour ces deux grandes flics dont le remplacement pose, en filigrane, la question de la féminisation des cercles du pouvoir policier.

Un Marseillais à la Sécurité publique?

Le retrait de Gérard Collomb et l’arrivée de son successeur, Christophe Castaner, ont « rebattu les cartes », comme on dit pudiquement place Beauvau. Surtout du côté de la puissante Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), bastion qui représente à lui seul 45% des effectifs policiers. Pascal Lalle, le titulaire du poste, était pressenti pour prendre la tête des boeufs-carottes de l’IGPN tandis qu’une femme, Brigitte Jullien, l’actuelle directrice départementale de la sécurité publique de la Gironde, devait le remplacer à la DCSP.

Aujourd’hui, le nom d’un autre directeur départemental, venu celui-là des Bouches-du-Rhône, affiche une meilleure cote chez les bookmakers de la maison : Jean-Marie Salanova qui a démarré sa carrière à Marseille, au milieu des années 1980, comme inspecteur de police. Dans cette hypothèse, Brigitte Jullien pourrait s’installer à l’IGPN tandis que Pascal Lalle serait nommé préfet.

« La PJ a besoin d’un souffle nouveau »

A la prestigieuse DCPJ, la fumée blanche tarde à sortir également. Certes, trois patronymes tournent en boucle depuis des semaines: ceux de Christian Sainte, le « taulier » de la PJ parisienne; Eric Arella, qui dirige celle de Marseille; Eric Voulleminot, l’actuel numéro 2 de la direction centrale. « Mais aucun ne fait l’unanimité, souligne un bon connaisseur. La PJ a besoin d’un souffle nouveau, et il n’est pas sûr que ces hommes-là puissent l’insuffler. »

Il n’est pas exclu que l’attente se prolonge encore. « Les postes en jeu sont à la discrétion du gouvernement, fait valoir un expert du sujet. En clair, c’est le Président de la République qui a la haute main. Et à l’heure actuelle, aucun nom n’a encore été soumis à son approbation. » Les spécialistes des arcanes policières s’attendent désormais à un tir groupé : toutes les affectations seraient annoncées en même temps. Reste à savoir quand…

 

 

Source : l’express.fr

Crédit photo : capture d’écran

 

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