Macron réagit après le tollé suscité par ses propos sur les «flux migratoires» depuis l’Afghanistan

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Suite à son allocution sur Afghanistan, le Président a réagi aux nombreuses critiques quant à son manque de solidarité envers les réfugiés. Les Afghans étant la première nationalité de demandeurs et de bénéficiaires d’asile en France, les services de l’État ainsi que des élus sont mobilisés pour accueillir les migrants afghans.

Le lendemain de la prise de Kaboul par les talibans*, Emmanuel Macron s’est exprimé sur la situation en Afghanistan. Dans son allocution télévisée du 16 août, il a assuré que «la France fait et continuera de faire son devoir pour protéger celles et ceux qui sont les plus menacés». Le chef de l’État estime qu’il est de «notre devoir» et de «notre dignité de protéger ceux qui nous aident»: interprètes et chauffeurs. Il a indiqué que 800 ressortissants afghans se trouvaient déjà sur le sol français.



Mais «nous devons anticiper et nous protéger contre les flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger ceux qui les empruntent et nourriraient les trafics de toute nature», a-t-il ajouté.

Une phrase qui a suscité l’indignation d’une partie de la classe politique, notamment chez les écologistes Yannick Jadot et le maire de Grenoble Éric Piolle, le coordinateur de La France insoumise Adrien Quatennens, la socialiste Laurence Rossignol, mais aussi chez le lanceur d’alerte américain Edward Snowden qui a surnommé Macron «Emmanuel Le Pen».

Commentaires basés sur des «dépêches tronquées»

En déplacement à Bormes-les-Mimosas le 17 août, Emmanuel Macron a conseillé à ses détracteurs de prêter plus d’attention à ce qu’il a dit lors de l’allocution télévisée.

«Je me suis adressé hier solennellement aux Françaises et aux Français. J’ai répondu méthodiquement à chacun des points. J’invite chacun à prendre la peine d’écouter en intégralité les 11 minutes de déclaration que j’ai faite. Ils gagneront beaucoup de temps», a-t-il réagi, précisant qu’il n’allait pas commenter celles basées «sur des dépêches tronquées».







Principaux demandeurs d’asile

En 2020, les demandes d’asile déposées par les Afghans auprès de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) représentaient 10% (10.100) du total (95.600), loin devant les Bangladais, les Pakistanais, les Guinéens et les Turcs, selon les chiffres officiels.

D’après ceux de l’association de soutien aux migrants et réfugiés (la Cimade), les Afghans sont également la principale nationalité à avoir jusqu’ici bénéficié du statut de réfugié en France (4.160 protections adultes accordées en 2020).

Depuis le début de l’année 2021, la France a traité 8.200 de demandes d’asile émanant des Afghans, selon les chiffres livrés par la présidence française, relayés par l’AFP.

«Les services de l’État mobilisés jour et nuit»

Certains ministres et des élus, dont le ministre de l’Intérieur le 17 août, ont pris la parole pour condamner la polémique «indécente» autour des flux migratoires, d’autant plus que les Afghans sont les premiers bénéficiaires du droit d’asile en France depuis 2018.







​«Les services de l’État [sont] mobilisés jour et nuit […] pour organiser l’accueil des réfugiés», a renchéri Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, répondant ainsi à la vidéo postée la veille sur Twitter par le maire de Grenoble Éric Piolle dans laquelle il qualifie de «honte» la phrase du Président, déclarant que sa ville était prête à accueillir des réfugiés afghans.







Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a pour sa part fait savoir que sa ville «répondra au devoir d’humanité de la France et est prête à accueillir les Afghanes et Afghans qui cherchent refuge en France et arriveront ces prochains jours sur notre sol».







Source
Crédit photo : Capture d’écran

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