Marie, 71 ans, vit dans sa voiture et campe devant la mairie de Puteaux pour décrocher un logement

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À Puteaux dans le département des Hauts-de-Seine, Marie 71 ans, a été expulsée de son appartement. Cette dame âgée vit désormais dans sa voiture. Ses journées ? elle les passe à la mairie afin d’obtenir un logement.

Selon Le Parisien, Marie ne veut pas être déplacée dans une autre commune. « J’ai 71 ans, trente ans à Puteaux et quatorze ans de demandes de logement. Mon médecin, mes amies sont ici, je ne veux pas partir ». Elle finit par avouer, les yeux larmoyants : « C’est dur ».

Cette dame est veuve et sa fille vit à Londres. Depuis fin octobre, Marie passe ses journées à la mairie ou dans les services sociaux. « À 18 heures, la police municipale me demande de sortir », dit-elle.

Puteaux : Marie, 71 ans, vit dans sa voiture. (Capture d’écran Tweeter@grebert)

Son histoire débute en 2014. Son propriétaire lui annonce la mise en vente de son appartement. « 215 000 €, je ne pouvais pas acheter et avec mes ressources ( 1380 € de pension, ndrl), je ne peux pas louer dans le privé ». Marie reste donc dans son logement et s’acquitte toujours de son loyer. Pendant ce temps, une procédure d’expulsion est engagée.

En juin dernier, la retraitée reçoit un courrier d’un bailleur lui proposant un logement à Puteaux et lui réclame un dossier complet sous cinq jours. Le dossier n’arrivant pas dans les temps, le logement a été loué.

Didier Cressot directeur général de l’office HLM municipal de Puteaux souligne : « Madame De Jésus a reçu une seconde offre à Villeneuve-la-Garenne en septembre mais elle l’a refusée ».

Marie confirme qu’elle ne veut pas quitter sa ville : « J’habite Puteaux depuis trente ans ».

Alors, le 24 septembre, elle est finalement expulsée de son appartement. « L’assistante sociale m’a appelée, elle était devant mon logement, l’huissier est venu », raconte-telle.

« On m’a hospitalisée à Antony, j’y suis restée cinq jours. Ma fille est venue me chercher ». Puis, ensuite, elle se fait héberger un petit laps de temps chez des amis.

Elle refuse que les agents appellent le 115, mais accueille leur couverture de survie et le café chaud offert avec bienveillance en fin de soirée.

Mardi dernier, à trois heures du matin, les policiers ne l’ont pas laissée repartir à pied. « Ils m’ont accompagné dans leur véhicule jusqu’à ma voiture », confie-t-elle avec gratitude.

 

Source :  m.epochtimes.fr

Crédit photo : capture d’écran

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