Michel Fourniret : comment son fils Sélim lui a fait avouer un meurtre

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Le téléfilm « La Traque », qui revient sur l’affaire Michel Fourniret, sera diffusé ce lundi 15 mars sur TF1.

Lors d’une interview accordée à LCI en 2018, Sélim Fourniret avait fait des confidences sur son père.

C’est un fait divers qui passionne. Ce lundi 15 mars, TF1 diffuse son téléfilm intitulé « La Traque ».

Celui-ci raconte la manière dont les enquêteurs, persuadés qu’ils ont affaire à un tueur en série, ont finalement réussi à intercepter le couple Fourniret après plusieurs années de traque.

Sélim Fourniret, le fils du couple qui n’a cessé de s’indigner contre cette réalisation, avait accordé une interview à LCI en 2018.

Durant celle-ci, il avait fait des confidences sur Michel Fourniret et Monique Olivier et avait révélé la manière donc il a fait avouer un meurtre à son père.


Les faits débutent en 2014 lorsque, suite à sa première interview avec un journaliste, Oli Porri Santoro, il décide de correspondre avec Michel Fourniret pour lui faire reconnaître ses meurtres.

Ce n’est qu’en 2016 que Sélim Fourniret obtiendra des aveux. « Il s’est retourné vers moi et m’a dit : ‘Ah oui, ça, je le confesse, j’ai quelque chose à voir dans la disparition de la petite' », a-t-il expliqué à LCI. La « petite », comme son père l’indique, n’est autre que la Britannique Joanna Parrish, retrouvée morte en 1990.

Une confidence choquante suite à laquelle Sélim Fourniret avait déclaré : « Si les proches des victimes arrivent à leur pardonner, je pourrai le faire.

Mais comme ce ne sera pas possible, je ne pourrai pas », conclut-il.

Il a coupé les ponts. Depuis des années, Sélim Fourniret n’a plus aucun contact avec son père, Michel Fourniret.

Alors qu’il se bat contre la diffusion du téléfilm, il était l’invité de Touche pas à mon poste le 27 février dernier.

L’occasion pour lui de faire des confidences sur ses souvenirs d’enfance.

« C’était un père normal. Il n’était pas proche, il n’était pas paternel mais quand je rentrais, c’était : ‘papa, maman’.

Ils travaillaient beaucoup à la maison », dit-il d’abord avant d’ajouter : « Il s’énervait pour des broutilles. Il n’y a jamais eu de violence physique. Juste des cris, de la violence verbale.

Il était très, très autoritaire. Il poussait une gueulante quand j’avais une mauvaise note ».

Il a également affirmé n’avoir jamais été informé de ce que ses parents faisaient : « J’ai appris récemment qu’ils en parlaient à table, quand je faisais des sorties avec eux.

J’ai dû occulter tout ça », confie-t-il. Bien décidé à se reconstruire, Sélim Fourniret a depuis changé d’identité et avait révélé sur le plateau de Cyril Hanouna que « pour moi, mes parents sont morts. Je raconte qu’ils ont péri dans un grave accident », conclut-il.

Un téléfilm qui ne passe pas

Pour Sélim Fourniret, la diffusion de « La Traque » sur TF1 ne devrait pas avoir lieu. « Ce n’est pas un film qui respecte les victimes.

On ne peut pas faire un film sur quelqu’un comme ça.

Il n’y a pas de respect pour les gens qui respectent les lois. On ne peut pas glorifier quelqu’un comme ça », avait-il déclaré à Cyril Hanouna.


Il affirme également : « Il y a plein de choses qui sont passées sous silence, qui ont été médiatisées, l’affaire est encore en cours, l’instruction n’est pas finie, ils ne peuvent pas tout dire ».

Sélim Fourniret se bat depuis des mois contre cette réalisation et avait écrit dans un communiqué en août dernier : « Rien qu’à l’idée de savoir que TF1, la première chaîne d’Europe, soit capable de hisser deux violeurs d’enfants au rang d’icône, j’en ai la nausée », conclut-il. Un téléfilm à retrouver dès 21h05 sur TF1 ce lundi 15 mars.

Source : closermag.fr

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