Nouvelle attaque contre un centre de vaccination, la troisième en trois jours

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Depuis l’annonce de l’extension du pass sanitaire, les actes de vandalisme contre les centres de vaccination semblent s’être accélérés en France. Trois établissements de ce type ont été dégradés en trois jours. Des incidents qui inquiètent au sommet de l’État, alors que le mouvement anti-vaccin prend de l’ampleur.

Un centre de vaccination incendié à Urrugne, un autre vandalisé en Isère… S’agit-il d’incidents distincts ou d’actes de sabotage contre des espaces dédiés à la vaccination contre le Covid-19? Les autorités n’ont aucun doute, d’autant plus que le nombre de ces cas augmente.

Ainsi, le 18 juillet, le centre de vaccination d’Audincourt, dans le Doubs, est resté sans électricité pendant plus d’une heure, alors qu’à l’intérieur «environ 3.500 doses» de vaccin Pfizer étaient stockées dans des réfrigérateurs, selon Martial Bouquin, maire de la ville.

«Nous avons mis de côté ces doses pour les faire analyser par la pharmacie centrale de l’hôpital, qui nous dira si elles ont été affectées», a expliqué l’élu au Figaro.



Comme le rapporte LCI, l’Autorité régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté (ARS) a constaté que la coupure d’électricité ne provenait pas de l’opérateur. Pour le maire d’Audincourt «il n’y a aucun doute» que le centre «était ciblé».

Plusieurs actes recensés

Alors qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes qui ont provoqué cette coupure d’électricité, cet incident semble s’inscrire dans une série d’attaques contre des centres de vaccination.

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, un centre de vaccination a été vandalisé à Lans-en-Vercors, en Isère. «Le bâtiment communal dans lequel était installé le centre de vaccination est complètement hors d’usage, tous les systèmes de lutte contre l’incendie ont été ouverts», a expliqué le maire de cette commune à l’AFP. Du mobilier, des seringues et des compresses ont été saccagés. Du matériel municipal stocké dans des garages sous le bâtiment a lui aussi été endommagé tandis que la structure et le parquet du bâtiment sont gorgés d’eau. Des inscriptions anti-vaccins, comme « ARN=Danger », « Vaccin=génocide », ainsi que des croix de Lorraine ont aussi été taguées sur l’édifice.

Une enquête pour destruction volontaire a été ouverte après l’incendie, dans la nuit du 17 au 18 juillet, du centre de vaccination d’Urrugne (Pyrénées-Atlantiques). Selon France Bleu, les spécialistes ont découvert plusieurs départs de feu.

En juin, un autre centre de vaccination, l’un des plus importants des Hautes-Alpes, à Gap, a été partiellement détruit par les flammes qui en ont sérieusement endommagé les installations.

Le gouvernement réagit



«Saccager un centre de vaccination dit tout de la motivation réelle des auteurs, qui seront poursuivis», a ainsi réagi Olivier Véran, ministre de la Santé, après la destruction de matériel dans un centre à Lans-en-Vercors.

​Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, de son côté, a condamné des actes «intolérables»




Les marches anti-vaccins en France

Après les annonces d’Emmanuel Macron sur l’élargissement du pass sanitaire et la campagne vaccinale, les opposants à cette stratégie dénoncent une violation de leurs droits.

Une quinzaine de personnes ont envahi le 15 juillet la permanence du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, à Châteaulin (Finistère). Ils se sont enfuis à l’approche de gendarmes.



De nombreuses manifestations contre le pass sanitaire se sont déroulées le 14 juillet dans diverses villes, dont Paris, Lyon, Nantes et Caen, réunissant près de 19.000 personnes, selon les autorités. Ils étaient près de 114.000 personnes à manifester à travers la France le 17 juillet, selon le ministère de l’Intérieur.

Source
Crédit photo : Capture d’écran

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