Retour du masque obligatoire dans les Pyrénées-Orientales : « Tout ça, c’était prévisible », regrettent les vacanciers

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À Argelès-sur-mer, hier.

Les pieds encore dans le sable et tout juste sortie de la mer, Laurence Cheminant remet son masque chirurgical, avant de rejoindre les rues commerçantes d’Argelès-sur-Mer. À côté d’elle, une famille originaire de Lille se démasque avec délectation une fois arrivée à la plage.

Les vacanciers ont vécu leur première journée d’obligation du port du masque ce samedi 17 juillet dans les stations balnéaires du Roussillon. Ambiance à Argelès-sur-Mer.

Les pieds encore dans le sable et tout juste sortie de la mer, Laurence Cheminant remet son masque chirurgical, avant de rejoindre les rues commerçantes d’Argelès-sur-Mer.

À côté d’elle, une famille originaire de Lille se démasque avec délectation une fois arrivée à la plage.



En raison d’une explosion fulgurante de cas de Covid-19, le port du masque est à nouveau obligatoire depuis hier sur l’ensemble du département des Pyrénées-Orientales sauf sur la plage et les grands espaces naturels et les bars, restaurants et épiceries de nuit devront fermer à 23 heures à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 2 août.

« Tout ça était finalement prévisible.

Il y a une telle concentration de monde ici, je comprends ces nouvelles mesures », affirme madame Cheminant, une Bretonne de 49 ans venue profiter de la mer et la montagne dans ce département très touristique limitrophe de l’Espagne.

Dans cette cité balnéaire bordant la Méditerranée, dénommée la capitale européenne du camping, la population est multipliée par 10 en été.

Et en l’espace d’une semaine, le taux d’incidence est passé dans les Pyrénées-Orientales de 41,5/100 000 habitants à 258,8/100 000 habitants au 16 juillet.

Le Roussillon est ainsi le premier département en métropole à adopter de telles mesures restrictives cet été.

Mais pour les plus jeunes, les vacances prennent soudainement un goût un peu plus amer.

« On joue au yoyo »

« Le masque, on nous a d’abord dit qu’il ne servait à rien, puis qu’il fallait le mettre, puis l’enlever, puis le remettre… », égraine, dépitée, Marjorie Libeer, une trentenaire bronzant sur la plage.

« Tout ça me révolte un peu. On joue au yoyo avec nous sans rien anticiper », dit-elle, confiant ne pas se plier à l’obligation du port du masque en extérieur.

Jade Gomez, elle, vient de décrocher son bac et imaginait son été rimer avec fêtes et insouciance, après une année difficile.

« Le port du masque ça ne me dérange pas trop, mais les fermetures (des bars et restaurants) à 23 heures… On est jeunes, on veut sortir, faire la fête, vivre quoi », souligne la jeune fille entourée de ses coéquipières d’une équipe de rugby féminin.

Enveloppés de paréos colorés cachant leurs maillots de bain, la plupart des vacanciers flânant dans les rues commerçantes d’Argelès-sur-Mer restaient tout de même masqués, décidés à « profiter au mieux des vacances ».

Même état d’esprit chez les restaurateurs, premiers concernés par les fermetures des établissements à 23 heures.

« On n’accueille pas ces mesures avec le sourire, mais avec philosophie.

Comme on n’a pas le choix, on s’adapte. C’est le maître mot et la meilleure façon de garder le moral », indique Pierre Bertrand, le patron du Seven Street Café à Argelès-sur-Mer.



Éric Bonin, à la tête de la pizzeria Pépé Luis, estime qu’il « vaut mieux ça que la fermeture totale ».

Dans les campings de la ville, les patrons restent « optimistes » car ces mesures n’auront pas de conséquences sur les réservations, selon Paul Bessoles, le président de la fédération de l’hôtellerie de plein air des Pyrénées-Orientales.

« Ce qui nous inquiète, ce serait l’obligation du pass sanitaire.

C’est trop tôt pour que cela puisse être mis en œuvre avant la fin de la saison », affirme-t-il, craignant alors une vraie « vague d’annulations ».

Source :ladepeche

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