Tarn : une élue tuée par ses propres chiens ? Ce que l’on sait de la mort de Sandra Vicente

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Sandra Vicente en 2020.

Le corps sans vie de Sandra Vicente, maire-adjointe de Senouillac dans le Tarn, a été retrouvé mardi 26 janvier au soir par son compagnon. Il présentait de nombreuses traces de morsures.

Ce drame suscite beaucoup de questions et une vive émotion à Senouillac. La Dépêche fait le point sur cette affaire.

Que s’est-il passé ?

Mardi 26 janvier en fin d’après-midi, le mari de la victime a découvert le corps de son épouse à leur domicile situé à Senouillac, une commune de 1 000 habitants située près de Gaillac dans le Tarn.

Selon le vice-procureur de la République Frédéric Cousin, « elle a été mortellement blessée par des morsures de chiens ».

Qui est la victime ?

Sandra Vicente était adjointe au maire de Senouillac, en charge des services à la population (affaires scolaires, jeunesse, culture).



Élue depuis 2014, elle avait été reconduite avec la liste du maire actuel Bernard Ferret. Elle était également délégué communautaire suppléante à la communauté d’agglomération Gaillac-Graulhet.

Elle était par ailleurs employée de banque et travaillait au Crédit Agricole à Albi. Sur sa page Facebook, elle se présente comme « Assistante RH-Formation ».

Sur le site de la mairie, elle avait expliqué son engagement municipal : « Native et habitante depuis toujours de la commune et ce depuis plusieurs générations, je voulais m’investir pour mon village cher à mon cœur.

Après un premier mandat, j’ai souhaité poursuivre cet investissement et mes actions aux services des administrés en parallèle de mon travail au Crédit Agricole. »

La liste de candidature aux municipales sur laquelle figurait Sandra Vicente (en bas au centre) lors des élections de 2020.

Handicapée, elle souffrait d’une maladie évolutive qui la forçait à se déplacer en fauteuil roulant, et qui touche également plusieurs membres de sa famille.

« C’est injuste, le sort s’acharne sur elle et sa famille, a réagi avec émotion le maire de Senouillac auprès de La Dépêche. Elle était en fauteuil roulant à cause d’une maladie.

Sa maman et son frère sont également touchés. Elle avait perdu son papa lorsqu’elle était adolescente.

Malgré toutes ces épreuves, Sandra avait un caractère de battante, elle était souriante, très investie. »

Dès le lendemain du drame, la municipalité a publié un message sur son compte Facebook pour rendre hommage à Sandra Vicente.

Les drapeaux de la mairie ont été mis en berne et une cérémonie d’hommages est envisagée.

Que sait-on des chiens ?



Les traces de morsures retrouvées sur le corps sans vie de Sandra Vicente ont immédiatement poussé les enquêteurs à s’intéresser à ses deux chiens, des Rottweillers.

Un vétérinaire s’est rendu sur place mardi soir pour faire des prélèvements.

Le compagnon de la victime a déclaré aux gendarmes sur place que les deux chiens avaient du sang sur la gueule.

Photo de l'un des chiens de Sandra Vicente publiée sur le compte Facebook de la victime

Le maire de Senouillac comprend d’autant moins les faits qu’il connaissait les chiens, décrits comme « pâtasses » et « gentils ».

« Sandra les avait depuis 2015 environ, affirme-t-il. Il y a cinq ans, ils pesaient 2 kilos chacun. C’est vraiment incompréhensible. »



Où en est l’enquête ?

Les enquêteurs vont devoir déterminer si la trentenaire est décédée avant d’être blessée par ses deux chiens.

Aucun élément ne laisse pour l’instant penser qu’une action humaine soit à l’origine de ce décès, indique le parquet d’Albi.

Une autopsie a été ordonnée afin de déterminer rapidement les causes de la mort.

Les deux chiens, sur instruction du parquet, ont été placés chez un vétérinaire. Le parquet précise encore que le propriétaire aurait décidé de les faire euthanasier dès mercredi.

Source : ladepeche.fr

 

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