Télétravail : travailler à la maison peut vous coûter plus de 100 euros par mois

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Une salariée travaille dans un bureau aménagé à son domicile pendant le Covid-19.

Le télétravail reste la règle partout où c’est possible.

Le Premier ministre Jean Castex et la ministre du Travail Elisabeth Borne l’ont encore répété la semaine dernière : travailler chez soi contribue à limiter la circulation du virus.

Travailler à la maison revient à dépenser plus d’électricité, de chauffage ou d’eau (pour les WC) dans la journée sans compter l’équipement supplémentaire qui a pu être nécessaire. Alors, le télétravail, ça coûte combien ?

Le cabinet de conseil en ressources humaines ConvictionsRH a fait ce calcul pour le Parisien.

Le chauffage, ça coûte cher

Les frais de chauffage sont la principale source de dépense. Les auteurs de l’étude sont partis du principe que le salarié baissait le chauffage de son domicile habituellement lorsqu’il partait travailler.

À raison de huit heures de chauffage par jour, vingt jours par mois, la note peut vite grimper. Jusqu’à 48€ pour un 150 m² chauffé au tout électrique. Pire : un télétravailleur peut dépenser jusqu’à 174 euros mois en frais d’électricité, de chauffage et d’eau, en fonction de la superficie de son logement.

Le second poste de dépense est le café.

En télétravail, il n’est plus possible d’utiliser la machine à café.


Alors le salarié se rabat sur les dosettes de sa cafetière (prix estime dans l’étude : 0,43€ la capsule).

Des télétravailleurs ont parfois dû s’équiper pour travailler plus correctement : fournitures, papier, cartouches d’encre voire imprimante ou second écran, qui ne sont pas toujours pris en charge par l’employeur.

D’autres dépenses n’ont pas été prises en compte dans l’étude. C’est le cas du téléphone car de nombreux Français ont le wifi ou un forfait mobile personnel illimité, des frais de repas car les salariés qui bénéficient des tickets-restaurants continuent à les recevoir en période de télétravail ou des frais de transport toujours pris en charge à 50 ou 100 %.

Le salarié est parfois gagnant en, réduisant fortement ses pleins d’essence.

La loi reste floue


Alors que dit la loi exactement ? Si un accord national interprofessionnel sur le télétravail (ANI) a été signé entre le patronat et les syndicats en novembre, il n’est pas contraignant.

Chaque entreprise doit décider les dépenses qu’elle prend en charge en fonction des accords de branche ou du dialogue social interne.

« Travailler à la maison, cela a un coût.

Les salariés ne vont pas pouvoir s’asseoir très longtemps dessus », indique au Parisien le secrétaire national CFE-CGC Jean-François Foucard.

De son côté, la CGT souhaite que l’entreprise prenne en charge une partie du loyer du salarié en télétravail.

Source : ladepeche.fr

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail