un ancien gorille évoque l’affaire Benalla

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Un privé assurant la sécurité du président de la République, c’est du jamais vu, lance le Haut-Saônois Gilles Furigo. Pour l’ancien chef du Service de protection des hautes personnalités, la « chute » d’Alexandre Benalla était prévisible.

De passage à Lure pour une séance de dédicaces, finalement annulée pour cause de gilets jaunes , Gilles Furigo revient sur l’affaire Benalla. Le titre de son livre, Les gorilles de la République , ces hommes hors du commun qui assurent la sécurité des grands de ce monde.

Pendant vingt-trois ans, Gilles Furigo a dirigé le Service de protection des hautes personnalités devenu le Service de la protection.

Qu’un privé se charge de la sécurité d’un candidat à l’élection présidentielle, cela ne pose pas de problème.

Mais assurer la sécurité du président de la République est une tâche régalienne qui doit être confiée à un service de l’État et pas à un privé .

La proximité d’un officier de sécurité après d’un chef de l’État, c’est quelque chose que l’on connaît, poursuit l’ancien gorille de la République.
Nous avons des tests pédagogiques pour un recrutement de l’intérieur pour qu’il réussisse à garder la tête froide et qu’il ne soit pas grisé par le pouvoir et ne se prenne pas pour la personnalité qu’il côtoie.
La personne est dans un système hiérarchique et peut être recadrée si elle déborde.
Il faut des garde-fous.

Pour Gilles Furigo, dans le cas d’un privé, il y a risque de dérapage. « Un président ne voit que le côté positif, le côté couteau suisse du privé. C’est quelqu’un de débrouillard, d’efficace, de disponible. Mais il peut attraper la grosse tête. La chute d’Alexandre Benalla ne me surprend pas ».

Remercié par François Hollande, il assure désormais la sécurité des événements sportifs exceptionnels (dont notamment l’Euro de handball féminin).

Il est en plein dans les préparatifs des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Il faut créer un village olympique, 1 500 logements environ, il faut que la Seine soit propre pour accueillir les épreuves….

Dans son livre, Les gorilles de la République, Gilles Furigo raconte pour la première fois l’histoire d’un service créé en 1935.

Pas pour révéler les secrets d’alcôve et autres détails croustillants de la vie des puissants.

 

 

Source : www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2018/12/02/lure-un-ancien-gorille-evoque-l-affaire-benalla

Crédit photo : capture d’écran

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